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Opposés au GCO de Strasbourg, étudiants et enseignants-chercheurs donnent de la voix

Une tente de lutte contre le GCO a été dressée devant le Palais universitaire de Strasbourg. / © Catherine Münsch, Vincent Ballester
Une tente de lutte contre le GCO a été dressée devant le Palais universitaire de Strasbourg. / © Catherine Münsch, Vincent Ballester

Un groupe d'opposition au grand contournement ouest (GCO) issu de l'université de Strasbourg s'est réuni devant le Palais universitaire ce vendredi 23 novembre. Ce groupe a présenté un moratoire qu'il compte voir signé par des universitaires de toute la France.

Par Catherine Münsch et Vincent Ballester

Un petit chapiteau vert bardé de drapeaux anti-GCO devant le Palais universitaire de Strasbourg. C'est là que s'est réuni, ce vendredi 23 novembre 2018, un groupe venu grossir les rangs des opposant(e)s au grand contournement ouest de Strasbourg. Constitué d'enseignantes-chercheuses et d'enseignants-chercheurs ainsi que d'étudiantes et étudiants, ce groupe a présenté un moratoire demandant la suspension des travaux préparatoires du GCO. Il compte voir ce texte signé par des universitaires dans toute la France.
 
Plusieurs enseignantes-chercheuses, enseignants-chercheurs, et étudiant(e)s étaient venu(e)s manifester leur soutien. / © Catherine Münsch, France 3 Alsace
Plusieurs enseignantes-chercheuses, enseignants-chercheurs, et étudiant(e)s étaient venu(e)s manifester leur soutien. / © Catherine Münsch, France 3 Alsace

Le moratoire a été signé par 75 scientifiques de Strasbourg. Pour ces scientifiques et leurs collègues, le GCO sera un projet inutile qui aura un impact négatif, et pas seulement sur les personnes habitant dans ses environs. Il s'agit aussi de rappeler, via la présence étudiante, que la lutte contre ce projet est inter-générationnelle. 
 

Parmi ces 75 scientifiques se trouve Anne-Véronique Auzet, professeure à la faculté de géographie, et spécialiste des sols. Elle déclare: "Nous considérons ce GCO comme un non-sens d'abord du point de vue écologique, mais aussi du point de vue de l'aménagement du territoire. Et c'est aussi un déni de justice. Nous avons décidé de lancer cette demande de moratoire et de développer certaines recherches pour avancer sur la question des déplacements, de l'environnement autour du site de Strasbourg."
 

Michel Dupont, l'un des grévistes de la faim contre le GCO, a des motifs de se réjouir. Son action coup-de-poing, qui l'a amené à se priver de toute nourriture pendant un mois entier, a rencontré un large écho: "Des gens nous ont reconnu et nous ont dit "merci pour votre grève de la faim, ça a été important pour faire passer le plafond de verre à ce dossier pour qu'il devienne national"." Il cite la prise de position du monde universitaire, mais aussi la tribune signée par une centaine d'élu(e)s politiques le 16 novembre, et la qualification du GCO de "bêtise écologique" par Nicolas Hulot lors de l'Émission politique du 22 novembre 2018. Et encore plus récemment, une nouvelle décision de justice.  

Dans l'après-midi de ce vendredi 23 novembre, on apprend en effet que le tribunal administratif de Strasbourg a suspendu en référé l'arrêté préfectoral autorisant les travaux de l'échangeur nord du GCO malgré les mesures de protection de la faune. Les travaux ne pourront pas reprendre avant que le tribunal ne rende son avis sur le fond.

Mais cette décision arrive un peu tard: beaucoup d'arbres ont été déjà coupés. "La seule manière de réparer, c'est d'interdire ce projet", souligne Michel Dupont.  
 

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