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Le Racing Club de Strasbourg prend un bon point contre Lille malgré la malédiction du changement de côté

Pablo Martinez à la lutte avec le Lillois Youssouf Koné. / © Photo MaxPPP/Jean-Marc Loos
Pablo Martinez à la lutte avec le Lillois Youssouf Koné. / © Photo MaxPPP/Jean-Marc Loos

Auteur d'un match solide contre Lille, deuxième du championnat, le Racing a vu ses efforts récompensés par un point précieux, vendredi 22 février à la Meinau. Pourtant, ses supporters n'en menaient pas large au coup d'envoi : les Strasbourgeois ont commencé le match du mauvais côté.

Par Noémie Gaschy

Il y a les adeptes du côté droit du lit, et ceux qui préfèrent dormir à gauche. Souvent sans raison particulière. Une simple habitude, devenue une exigence, un point c'est tout. L'équation est à peu près la même au stade de la Meinau. Sauf que cette fois, l'explication est toute trouvée.

Les joueurs du Racing Club de Strasbourg choisissent toujours, quand le tirage au sort le leur permet, de commencer la rencontre avec leur kop dans le dos et surtout de la finir face à lui. Pour mettre la pression sur le but adverse dans les dernières minutes, celles qui peuvent tout faire basculer.

Vendredi soir à la Meinau, comme Angers il y a deux semaines, Lille a bousculé les plans strasbourgeois. On ne parle pas encore ici de football, juste de superstition. Même si pour les supporters du Racing, c'est bien plus que ça. Il n'y a qu'à écouter la bronca de la Meinau, lorsque les joueurs de Thierry Laurey, venus fidèlement se placer devant eux pour commencer le match, ont dû rejoindre l'autre moitié de terrain, pour comprendre que la question est sensible. 
 

Des sifflets, des huées et puis quelques expressions de supporters un peu stressés : "Ca, c'est pas bon", disent les uns, "Maintenant c'est sûr, on va perdre", répondent les autres, pendant que les derniers confirment : "On ne gagne jamais quand on change de côté". Même espèce d'"inquiétude" sur les réseaux sociaux.
 
 

Pour ne rien vous cacher, nous n'avons pas pris le soin de relever minutieusement le nombre de défaites encaissées par le Racing dans cette configuration. Toujours est-il que Strasbourg ne s'est pas imposé vendredi soir, qu'il s'est incliné il y a deux semaines contre Angers et la liste est encore longue. Voilà, voilà... De quoi faire dire aux suiveurs des Bleus et Blancs que le hasard n'a rien à voir avec tout ça. Parole de spectatrice assidue de la Meinau...


Les supporters lillois saluent l'ambiance à la Meinau

Sur le terrain, sportif cette fois, les Strasbourgeois ne s'en sont pas si mal sorti. Même dos au kop en deuxième mi-temps, le Racing est parvenu à revenir au score face à un LOSC très en jambes pendant les 45 premières minutes de jeu. D'abord un peu en-dedans, il a réalisé une deuxième période à un niveau plus qu'intéressant pour arracher un bon point contre le deuxième du championnat. Comme quoi, même du mauvais côté...

Le kop, lui, a redoublé d'efforts pour conjurer le sort. Une ambiance des grands soirs, comme on en a désormais l'habitude à la Meinau, qui n'est pas tombée dans l'oreille de sourds. Sur les réseaux sociaux, les supporters lillois ne pouvaient qu'applaudir. 
 


Kenny Lala, invité de Téléfoot ce dimanche

Le Racing fait parler de lui pour son ambiance, mais aussi pour ses joueurs, à commencer par Kenny Lala, l'un des meilleurs joueurs strasbourgeois cette saison. Après le président Marc Keller et le coach Thierry Laurey, il sera invité sur le plateau de Téléfoot, ce dimanche 24 février. 
 
RCSA - LOSC
Le Racing Club de Strasbourg a arraché un bon nul contre le LOSC.

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