SNCF - Ligne Paris-Strasbourg : grève des contrôleurs, 7 TGV sur 10 circulent

La grève des contrôleurs et contrôleuses dans les TGV a lieu sur l'axe Paris-Est, qui débute gare de l'Est, à Paris (Île-de-France). / © Sadak Souici, MaxPPP
La grève des contrôleurs et contrôleuses dans les TGV a lieu sur l'axe Paris-Est, qui débute gare de l'Est, à Paris (Île-de-France). / © Sadak Souici, MaxPPP

Le trafic ferroviaire est perturbé au départ de la gare de l'Est, ce vendredi 8 novembre. Sept TGV sur dix circulent sur la ligne Paris-Strasbourg en raison d'une grève des contrôleurs et contrôleuses SNCF, qui expliquent que la direction veut "cumuler" leurs tâches en y ajoutant du contrôle à quai.

Par Vincent Ballester

C'est tout l'axe Est du réseau TGV qui est impacté, et notamment la ligne Paris-Strasbourg. Ce vendredi 8 novembre 2019, sept TGV sur dix circulent sur la ligne Paris-Strasbourg; trois sur quatre voient leur circulation assurée dans le Grand Est. Une grève des contrôleurs et contrôleuses de la SNCF en est la cause.

Joint par téléphone, Vincent Schaller, ancien secrétaire régional du syndicat Sud Rail, nous explique que la grève a lieu en réponse à "une énième réorganisation du travail". Il dénonce "une multiplication des tâches", dans le cas présent le placement de contrôleurs et contrôleuses à quai, pour des contrôles à l'embarquement.
 

Personne à bord en cas d'accident

"Une fois l'embarquement fait, le contrôleur reste à quai et part faire un nouveau contrôle d'embarquement sur un autre train. Dans le TGV, il ne reste que le barman." Ce qui pose problème : "Il n'y a personne pour renseigner les passagers si il y a un retard ou un incident, ou pour une correspondance." Ou pour gérer la situation en cas d'accident, comme ça s'est vu dans un TER en Champagne-Ardenne
 

Quid de la personne conduisant le train ? Vincent Schaller, lui-même conducteur, explique "qu'on ne peut pas tout faire en même temps". Raisons de sécurité obligent. Quant à la personne dans le wagon-bar, il s'agit d'un prestataire extérieur à la SNCF, précise le syndicaliste. À terme, il craint une réduction des postes de contrôleurs et contrôleuses si ce nouveau système "fonctionne pas trop mal, bon an, mal an" (dit-il en mettant entre guillemets "pas trop mal").
 

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