Strasbourg : les berges du Parlement resteront accessibles... sauf pendant les sessions

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Écrit par LC

Le 12 octobre, cyclistes et piétons avaient manifesté contre le projet de fermeture des berges le long du Parlement Européen. Ce jeudi 30 novembre, l'Eurométropole a annoncé que les portails, situés sur le quai sud du bassin de l’Ill, seront fermés uniquement lors des sessions parlementaires. 

Un rétropédalage qui plaît moyennement à l'ADIR (Association de sauvegarde des intérêts de la Robertsau). Dans un communiqué, l'Eurométrople a annoncé, ce jeudi 30 novembre, que "la fermeture des berges ne sera effective que lors des sessions parlementaires [quatre jours par mois, ndlr] et de quelques évènements majeurs, en fonction du risque estimé. [...] Ainsi, les berges resteront librement accessibles aux piétons et aux cyclistes."

Un projet d'aménagement des berges qui avait créé la polémique en octobre dernier. Et déclencher une manifestation de 250 personnes, le 12 octobre, pour témoigner de leur indignation auprès des Eurocrates. 



Une maigre consolation pour Jacques Gratecos, président de l'ADIR, qui estime que "ça aurait pu être pire... mais ça aurait pu être beaucoup mieux ! Si seulement on nous avait écouté, nous qui vivons ici... plutôt que les gens du Parlement Européen!"

Pour des raisons de sécurité, l’Etat et le Parlement Européen ont décidé d’installer des portails et parois aux deux extrêmités du quai sud du bassin de l’Ill au niveau du Parlement européen (bâtiment Churchill). Des travaux qui devraient être terminés d'ici fin août 2018. 


Les forces de l'ordre comme solution? 

Pour Jacques Gratecos, "il faudrait plutôt mettre deux agents des forces de l'ordre à chaque extrêmité du chemin, plutôt que des portails. Un homme voit beaucoup plus de choses qu'un portail ! Les agents auraient été un très bon filtre et bien plus efficace."

Il regrette que "ce si beau coin va devenir bien plus moche à cause des installations. Tout ça à cause de gens qui ne sont presque jamais là, et qui imposent leur loi!" 

Pour l'instant, l'ADIR se donne le temps de la réflexion... avant d'organiser -ou non- d'autres manifestations.