A Strasbourg, une école forme les futurs croupiers en huit semaines

© Thierry Gachon/MaxPPP
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Depuis 2014, une école spécialisée dans la formation de croupiers s'est installée à Strasbourg pour répondre aux besoins des casinos du secteur. De nombreux débouchés existent dans ce domaine.

Par M.C.

Le métier de croupier est une profession particulière qui permet de travailler dans les casinos, sur des bateaux de croisière, ou encore à l'étranger. Ce travail exigeant requiert plusieurs compétences : dextérité, calcul mental, savoir-être. A Strasbourg, une école propose depuis quatre ans une formation théorique et pratique reconnue par l'Etat et les professionnels. Elle coûte 3700 euros et attire chaque mois de nouveaux stagiaires, parfois en reconversion professionnelle. Car les débouchés sont nombreux.

A Strasbourg : une école forme les futurs croupiers en huit semaines

Des emplois sont notamment disponibles dans les trois casinos implantés en Alsace, mais aussi ailleurs. "C'est une bonne idée de devenir croupier car c'est un métier qui recrute beaucoup. On a reçu plus de 280 offres d'emploi en 2017. Ce que l'on va regarder, c'est vraiment les aptitudes au calcul mental, à la mémoire, à la logique, la motivation également", explique Damien Engels, directeur du Cerus Casino Academy Strasbourg.

© G. Fraize/France 3 Alsace
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Pas besoin de diplôme pour s'y inscrire. Mais il est préférable d'être en bonne forme physique... "Avec la manipulation des jetons, on se rend compte qu'on a énormément mal aux doigts en fin de journée, et qu'il y a des muscles qu'on ne connaissait même pas qui travaillent", reconnaît un stagiaire.

En huit semaines, les élèves y apprennent les bases pour animer des jeux traditionnels comme la roulette, le black jack ou encore le poker. Une fois en poste, les nouveaux croupiers devront afficher de l'assurance, savoir résister à la pression des joueurs, toujours avec le sourire. Ils débuteront dans la profession avec un salaire mensuel de 1500 euros brut, et auront à assumer des horaires décalés, la nuit, et le travail les week-ends. Beaucoup de croupiers, découragés par ces contraintes, abandonnent le métier.
© G. Fraize/France 3 Alsace
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