Strasbourg : une cinquantaine d'élus et d'eurodéputés rassemblés pour défendre le siège du Parlement européen

Ce 26 avril, des élus et eurodéputés strasbourgeois se sont rassemblés à 17 heures devant le Parlement européen. Ils demandent le retour des sessions plénières à Strasbourg alors que celle prévue en avril s'est déroulée depuis Bruxelles à cause du coronavirus. 

Des élus et eurodéputés se sont rassemblés devant le Parlement européen de Strasbourg le 26 avril pour demander le retour des sessions plénières.
Des élus et eurodéputés se sont rassemblés devant le Parlement européen de Strasbourg le 26 avril pour demander le retour des sessions plénières. © Yves Ledig / France Télévisions

Ils n'y ont pas mis les pieds depuis plus d'un an. Les eurodéputés, élus locaux et régionaux sont en colère, et ils l'ont fait savoir ce 26 avril lors d'un rassemblement symbolique devant le Parlement européen de Strasbourg. Selon le calendrier européen, la session plénière du mois d'avril devait s'y tenir jusqu'au 29. Mais la situation sanitaire liée au coronavirus a changé le programme.

Vers 17 heures, une cinquantaine de personnalités, dont Jeanne Barseghian, la maire de Strasbourg (EELV), l'eurodéputée Anne Sander (LR), la conseillère municipale socialiste Catherine Trautmann ou encore le président du Grand Est Jean Rottner, ont répondu à l'appel lancé par Frédéric Bierry (LR), le président de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Tous dénoncent une situation sanitaire instrumentalisée. 

"Il faut tirer la sonnette d'alarme"

"Les conditions sanitaires sont réunies pour accueillir les eurodéputés (...) Il faut qu'on montre notre détermination à faire respecter les traités européens. C'est aussi pour cette raison que nous avons saisi la médiatrice européenne pour dysfonctionnement du Parlement européen", a déclaré Frédéric Bierry devant le Parlement. Elus et eurodéputés comptent bien faire pression, notamment par la voix du président de la République. 

"Ce qui m'inquiète, c'est qu'on a basculé. Ce n'est plus un sujet au sein du Parlement. C'est devenu normal, on annule les sessions les unes après les autres chaque mois. Il n'y a plus de débat pour savoir si on vient ou pas", a lancé Anne Sander, qui compte "tirer la sonnette d'alarme" au sein du bureau du Parlement dès ce soir.

Le ras-le-bol des élus

Le 19 avril, la CEA a adopté une motion (voir le tweet ci-dessous) dans l'optique de "mettre fin à l'instrumentalisation de cette crise sanitaire qui affaiblit l'institution."

Déjà avant cette motion, le 21 avril, treize parlementaires (LR) alsaciens ont demandé à Emmanuel Macron d'intervenir pour débloquer la situation. 

Le Parlement européen sera également le théâtre d'une autre manifestation le 30 avril, celle des agriculteurs du Grand Est. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA) les appellent à défendre une Politique agricole commune (PAC) "protégeant nos paysans et notre souveraineté alimentaire."

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