Vous êtes prêts à tout casser ? Ça tombe bien, une destroy room ouvre à Strasbourg

Les destroy ou rage rooms se développent partout dans le monde, en Nouvelle-Zélande, en Pologne comme en France. (image d'illustration) / © Document remis par Dooz Destroy room
Les destroy ou rage rooms se développent partout dans le monde, en Nouvelle-Zélande, en Pologne comme en France. (image d'illustration) / © Document remis par Dooz Destroy room

Les salles où l'on peut tout casser ont le vent en poupe. Le principe est simple, on enfile une combinaison de sécurité, casque, chaussures à coques et avec une batte de baseball ou un marteau, on détruit ce qui se trouve à proximité. Défouloir et transpiration garantis. Strasbourg s'y met aussi.
 

Par Catherine Munsch

Les salles où l’on entre pour « se défouler grave » sont en plein boum. Le principe est simple, on arrive, on s’équipe d’une combinaison de sécurité, casque, chaussures à coques etc, et avec une batte de baseball ou un marteau, on tape sur tout ce qui se trouve à proximité. La première "destroy room" (pièce où l’on détruit tout) ou "rage room" (pièce où libérer sa rage) va ouvrir à Strasbourg, en septembre 2019. A l’origine du projet, quatre associés, deux Strasbourgeois et deux Haguenauviens qui se lancent dans l’aventure d’une salle, où les clients viennent tout casser. Défouloir et transpiration assurés. ​​​

« Nous possédons et gérons déjà quatre salles d’escape-game, rue des magasins à Strasbourg. On s’est dit qu’il fallait aussi avoir une salle de destruction en Alsace »  Marine Edel, co-gérante de DooZ Destroy Room

 


Une semaine avant le démarrage des travaux de la nouvelle "rage room", Marine Edel, co-gérante de DooZ Destroy Room et DooZ Escape Game,  nous raconte comment et pourquoi elle, son conjoint et leurs associés, se sont lancés dans l'aventure d'une telle salle. “C’est en expérimentant le concept de la "destroy room" à Paris, que nous avons pensé qu’il nous fallait ça à Strasbourg. On a déjà des demandes d’abonnement à l’année".
 

Equipés, prêts, cassez ! / © Dooz destroy room
Equipés, prêts, cassez ! / © Dooz destroy room


Laisser sortir sa rage, ça sert à quoi ?

Ça sert à canaliser ses envies d’en découdre avec quelque chose ou quelqu’un, sans faire de dégâts que l’on pourrait regretter. En gros, on peut penser à une personne au choix, son boss, sa belle-mère (pas de chance…toujours citée parmi les gens qui dérangent…), un concurrent, un ex. ainsi de suite, et taper, taper, taper jusqu’à n’en plus pouvoir, sans faire de tort à qui que ce soit. Ça coûte environ 15 euros pour 10 mn ou 30 euros pour 20 minutes, il faut être majeur ou avoir 16 ans minimum et dans ce cas être accompagné par un adulte responsable. "Nous accueillons une ou deux personnes maximum. S’il y a de gros objets à détruire, il y a des zones sécurisées, pour éviter toute blessure d’un participant." Bien qu'il s'agisse là de destruction, les entreprises semblent à la recherche de ce genre d'activités pour les "team building", qui consistent à renforcer la cohésion de groupe entre leurs salariés. 

 

 

Recyclage d’un nouveau genre…

…ou comment donner une seconde vie à des objets prévus pour la destruction.  Qu’est-ce qu’on casse au juste dans ces destroy room ? Des meubles en bois, des objets de décoration, récupérés dans une déchetterie ou chez Emmaüs qui ne peut plus les vendre. Une fois réduits en miette après une séance, les gérants ou leurs associés ou leur employé (un seul pour l’instant, une deuxième embauche suivra si la clientèle est au rendez-vous) nettoient et rangent la salle et en installe une nouvelle, avec de nouveaux objets. Les produits détruits sont triés, déposés dans des bennes qui repartent à la déchetterie. "En fait, nous créons une étape supplémentaire dans le recyclage, en donnant une seconde vie à des objets destinés à la déchetterie, et nous créons de l’emploi."
 


Un financement participatif, mais pas seulement

« Nous avons enregistré notre projet, il y  a un mois, sur la plateforme de financement participatif européen, Ulule et sur les réseaux sociaux, pour voir quel intérêt suscitait notre idée. Mi-août, on en est à 30 % des 2000 euros nécessaires pour acheter le matériel, la déco, garantir la sécurisation.» C’est un bon petit coup de pouce pour compléter le budget des jeunes entrepreneurs. Ça revient à peu près au même coût qu’une salle d’escape game classique ; il faut des effets lumineux plus la musique, des cloisonnements, la sécurisation…Un coût global chiffré entre 30 000 et 40 000 euros.


Où, trouver cette nouvelle salle à Strasbourg?

L'ouverture du local est prévue pour septembre 2019, au 12 rue des magasins à Strasbourg. A proximité du 19, où se situent depuis 2016, les quatre salles d'escape game de la petite entreprise Dooz escape game.

 

Le magicien d’Oz et Dorothy, ça vous parle ? C’est un roman pour enfants, écrit en 1907 par un romancier britannique, rendu célèbre par son adaptation au cinéma en 1939, avec la petite Judy Garland comme héroïne. Le nom de la société Dooz vient de là ; Do comme Dorothy et Oz comme le magicien d’Oz. Mais la comparaison s’arrête-là. Pas de douceur et de petites fleurs dans la dooz destroy room, où on vient se défouler en cassant tout.
 

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