Une cagnotte pour aider un jeune couple de maraîchers frappés par la grêle : "les dons affluent de toute la France"

Mathilde et Benjamin de la Cagette haut-marnaise ont tout perdu le 24 août dernier. L'orage de grêlons qui s'est abattu sur Arc-en-Barrois en Haute-Marne a détruit les deux serres du jeune couple de maraîchers et l'ensemble de leur production. Leurs proches ont créé une cagnotte pour les aider à tout reconstruire.

Surtout ne rien lâcher. Face à leurs serres presque entièrement détruites, Mathilde et Benjamin, 24 et 25 ans, n'ont qu'une idée en tête : tout réparer ou tout reconstruire pour pouvoir redémarrer leur exploitation le plus vite possible. Rien n'a bougé depuis le 24 août dernier et ce terrible orage de grêlons. Car depuis trois semaines, le jeune couple de maraîchers, installé depuis trois ans à Arc-en-Barrois en Haute-Marne, multiplie les démarches auprès des assureurs et des fournisseurs.

Seules les structures métalliques de leurs serres en verre ont résisté et elles semblent en bien piteux état. En revanche, Mathilde et Benjamin ont perdu la totalité de leur production. Huit mille mètres carrés de concombres, cinq mille mètres carrés de tomates, radis, aubergines et autres fraises, disparues en quelques minutes à peine. "C'est l'équivalent de toute notre trésorerie qui vient de s'envoler", déplore Benjamin.

"C'est l'équivalent de toute notre trésorerie d'hiver qui vient de s'envoler"

Benjamin Febvre, maraîcher à Arc-en-Barrois

En attendant un retour des assurances et des professionnels pour les devis, le couple a dû chercher du travail ailleurs. "Pour gagner de quoi vivre et aussi pour s'aérer l'esprit", assure à l'unisson le jeune couple, qui espère pouvoir rouvrir l'exploitation en janvier 2025. Mathilde vient de trouver un emploi de vendeuse, un CDD de quatre mois à l'Esprit paysan à Chaumont, en Haute-Marne. Un de leur point de vente du temps où la Cagette haut-marnaise fonctionnait. Alors évidemment, la jeune femme qui manipule les légumes avec grand soin, comme si c'était les siens, a un peu de mal "c'est dur de se dire qu'il n'y a rien à moi là-dedans, rien que j'ai produit. Mais la jeune femme veut rester optimiste : "il faut se dire que ça reviendra vite!". Même état d'esprit pour Benjamin : il va bientôt commencer les vendanges.

La solidarité se met en place

La combativité du jeune couple suscite un élan de solidarité considérable. Dans la boulangerie familiale de Bologne (Haute-Marne), La fabrique des filles, la mère de Benjamin a eu une idée : les brochettes du soutien. Vendues deux euros l'unité, ces trois petits pains aromatisés piqués dans une brochette, trouvent vite preneurs, auprès des clients désireux de faire quelque chose pour aider les jeunes maraîchers. "L'intégralité des bénéfices ira aux exploitants, on ne garde rien!" affirme Isabelle, la mère déterminée, elle aussi, à ne pas rester les bras croisés. 

"L'intégralité des bénéfices ira aux exploitants, on ne garde rien!"

Isabelle Febre, de la boulangerie "La Fabrique des filles"

Isabelle est allée encore plus loin : elle a lancé une cagnotte en ligne, quelques jours seulement après l'orage dévastateur sur la plateforme "la cagnotte des proches". Elle est destinée à venir en aide au jeune couple de maraîchers, ainsi qu'à la soeur de Benjamin, elle aussi maraîchère (Primaflor) et durement touchée par les intempéries du 24 août dernier. "Les dons affluent de partout, des villages voisins, mais aussi de toute la région. Et même de toute la France, ou encore de l'étranger", s'émeuvent les principaux intéressés. La cagnotte a déjà récolté plus de dix mille euros. Et ce n'est que le début... 

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