A l'école d'Eschau : une classe de CM1 en mode Harry Potter

Dans la classe de Carole Obergfell, à l’école L’Île aux Fresnes d’Eschau, on forme depuis septembre 2017 de futurs apprentis sorciers. L’institutrice s’est inspirée de l’univers d’Harry Potter pour sa pédagogie. Et ça marche.

Dans la classe de Carole Obergfell, à Eschau.
Dans la classe de Carole Obergfell, à Eschau. © Images France 3 Alsace (sauf Harry Potter, MAXPPP)
Carole Obergfell a retroussé ses manches, et dégainé sa baguette magique. Cette professeure des écoles de CM1 de l’Île aux Fresnes, à Eschau, a eu une idée. Elle s’est servie d’une de ses passions littéraires pour faire cours : l’univers créé par l’auteure J.K. Rowling, connue pour avoir écrit Harry Potter. Ce thème pédagogique est utilisé depuis la rentrée de septembre, et de nombreux bénéfices semblent pouvoir en être tirés : autonomie, créativité, entraide…

Des étagères au bureau professoral, en passant par les exercices donnés aux élèves, l’univers du petit sorcier est présent partout dans la classe. Même sa chouette (en peluche) est présente. C’est d’ailleurs elle qui est censée apporter par courrier les exercices auxquels doivent s’atteler les élèves. Parmi eux, la rédaction d’une Gazette du Sorcier (les Dernières Nouvelles d’Alsace du monde d’Harry Potter) pour le cours de français, ou des calculs impliquant des gallions, mornilles, et noises (la monnaie des sorciers) en mathématiques.

Gryffondor ou Serpentard ?

Les élèves, comme Harry lorsqu’il entre à Poudlard (l’école de sorcellerie), sont répartis en quatre maisons. La répartition se fait selon les qualités des élèves : par exemple, les sérieux iront plutôt chez Serdaigle, et les patients seront dirigés vers Poufsouffle. Chacun des quatre groupes occupe un îlot de tables, et peut gagner des points en résolvant correctement les exercices donnés par l’institutrice. De mauvais comportements (comme faire trop de bruit) en feront perdre. Ceci favorise la cohésion des élèves, et les pousse à se dépasser. Lyna (9 ans) adore le concept et trouve que «si on travaille mais gagne rien, c’est bizarre». Firdaws (9 ans elle aussi) souligne de son côté que «c’est beaucoup plus facile : ça nous motive à apprendre». En jeu : un trophée remis en jeu à chaque vacances.

Et contrairement au livre, les Gryffondor sont largement battus par la maison Serpentard, au cours de ce trimestre. Pourront-ils inverser cette tendance ?

 

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