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Un été dans le Grand Est : sur les traces d'Auguste Renoir à Essoyes, dans l'Aube

C'est sur les bords de l'Ource, à Essoyes, que le tableau "Les laveuses" a été peint par Auguste Renoir / © Antoine Laroche / France 3 Champagne-Ardenne
C'est sur les bords de l'Ource, à Essoyes, que le tableau "Les laveuses" a été peint par Auguste Renoir / © Antoine Laroche / France 3 Champagne-Ardenne

Auguste Renoir a immortalisé l'Aube sur ses toiles, et plus particulièrement le village d'Essoyes, le village d'origine de son épouse.

Par FM avec Johanna Albrecht

Sous un soleil de plomb, Essoyes repose tranquillement. Ses habitants ne grouillent pas les rues, et pour cause, ils ne sont que 741 habitants. Parmi eux, Bernard Pharisien, né dans le village et passionné d'Auguste Renoir. Une fois à la retraite, il a "commencé à fouiller dans le patrimoine du village". Puis il a écrit. C'est alors qu'il a eu l'idée de populariser ses écrits aux touristes de passage et aux amateurs du peintre.

Comme la femme de Renoir, Bernard Pharisien est né à Essoyes. Il connaît par cœur ses ruelles, immortalisées par le peintre. Pendant plus de 30 ans, c'est dans ce petit village de Champagne que Renoir passe ses étés mais c'est en automne - en 1888 - qu'il le découvre.

Si Auguste Renoir vient s'installer ici, c'est qu'il recherche la tranquillité. A l'époque la maison est située à l'écart du village, dans la quartier habité par les vignerons.

Ce premier automne 1888 à Essoyes marque profondément l'artiste. C'est d'ailleurs sur les bords de l'Ource, qu'il peint ses fameuses "Laveuses", un tournant dans sa carrière.
 

Des modèles naturels 


"Il est dans une période difficile, il a rompu avec l'impressionnisme depuis quelques années mais il n'arrive à trouver quelque chose qui lui convienne. Et ici ça allait", raconte Bernard Pharisien. "Il aime les modèles naturels et ici, les filles qu'il va prendre n'ont jamais vu un peintre de leur vie. Elles n'ont jamais posé. Il doit leur dire : 'Faites comme vous faites d'habitude, lavez le linge et moi je vais me dépêtrer avec ça.'"

Les Essoyennes lui plaisent tant, qu'après quelques séjours, il se laisse enfin convaincre par sa femme d'investir dans la pierre. Il achète alors une maison du village en 1896 et devient propriétaire pour la première fois à 55 ans.

Renoir achète sa maison 4.000 francs de l'époque, ce qui correspond à dix ans de salaire. Mais pour le peintre, cela correspond à la vente d'un tableau, "Jeune fille au piano". L'ancienne ferme devient rapidement le foyer familial. C'est même dans cette maison que naît Claude, le dernier de ses enfants. Renoir a alors 60 ans. De 18 ans sa cadette, sa femme, Aline, supervise la vie quotidienne et organise tous les aménagements. 

Auguste Renoir vit ainsi ses dernières années, loin du tumulte de la capitale. Après sa mort en 1919, c'est à Essoyes, ce village si cher à son cœur, qu'il sera inhumé.
 

► Retrouvez le reportage de Johanna Albrecht et Antoine Laroche :

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