Haut-Rhin : la rave-party non autorisée ayant rassemblé plus de 4.000 personnes à Guémar touche à sa fin

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Écrit par Cécile Poure avec AFP

La fête techno, non autorisée, qui a débuté dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 avril sur la commune de Guémar (Haut-Rhin), aura finalement rassemblé plus de 4.000 participants ce week-end. Alors que la rave se termine, aucun incident particulier n'a été signalé.

Après deux jours de fête illégale dans un champs haut-rhinois, les raveurs commencent doucement à lever le camp ce dimanche 1er mai. Environ 2.000 personnes étaient encore rassemblées en début d'après-midi, dans le calme, relatif, sans incident particulier, selon la préfecture du Haut-Rhin. 

La fête techno non autorisée a débuté dans la nuit de vendredi à samedi et le nombre de participants est monté jusqu'à 4.000 dans la nuit de samedi à dimanche avant de diminuer dans la journée. "Ils viennent de l'ensemble du territoire national", avait précisé samedi, lors d'un point presse, le colonel Alexandre Jeaunaux, commandant du groupement de gendarmerie départementale du Haut-Rhin.

Au total, environ 200 personnes, dont 120 gendarmes et une quarantaine de pompiers, étaient mobilisées pour assurer la sécurité sur les lieux et effectuer des contrôles. Une quinzaine de teufeurs ont été pris en charge durant le week-end pour des entorses et des problèmes de déshydratation.

47 délits constatés

Tous les conducteurs qui repartent sont contrôlés, "afin de garantir la protection de la population et le respect des règles de conduite et de sécurité au volant", a précisé la préfecture.

Ce dimanche en milieu d'après-midi, quelques 47 délits essentiellement de détention de stupéfiants ou conduite sous stupéfiant ou alcoolémie, ont été constatés.

Conséquences visibles de la rave : l'état du champ en question, de cinq hectares, où l'herbe, utilisée pour le fourrage et le pâturage est désormais inutilisable.

Les teufeurs se sont cependant engagés à ramasser les emballages plastiques à leur départ :"Toutes les bouteilles seront mises dans de grandes bâches prévues à cet effet, on a tout prévu" raconte une teufeuse. Un autre confirme "même si c'est illégal, on s'autogère." Réponse lundi.