Harcèlement scolaire : 1.500 personnes à Mulhouse lors de la marche blanche en hommage à Dinah

Près de 1.500 personnes étaient présentes lors de la marche blanche organisée à Mulhouse en hommage à Dinah ce dimanche à 15 heures. L'adolescente de 14 ans s'est suicidée le 5 octobre alors qu'elle était victime de harcèlement scolaire selon ses parents.

Une marche blanche a rassemblé quelque 1.500 personnes à Mulhouse à 15 heures ce dimanche 24 octobre. Tous étaient là pour rendre hommage à Dinah, une adolescente de 14 ans qui s'est suicidée chez elle le 5 octobre à Kingersheim (Haut-Rhin). Selon sa famille, Dinah était victime de harcèlement scolaire depuis deux ans au collège.  

"Le harcèlement doit cesser. Pendant deux ans, on a fait des pieds et des mains pour que ça s'arrête. Ma fille était intelligente, elle aimait la vie, elle voulait être présidente de la République, elle voulait faire du droit, elle voulait faire tellements de choses, et maintenant elle n'est plus là. C'était ma fille, ma meilleure amie, c'était ma vie. Je la cherche encore. Le matin, je me lève pour la réveiller pour aller au lycée, jusqu'à ce que je me rende compte qu'elle ne sera plus jamais là", a livré sa mère face à la foule rassemblée place de la Réunion.

Le cortège a ensuite défilé jusqu'au lycée Lambert, où était scolarisée Dinah, pour y déposer des roses. L'adolescente, qui aurait eu 15 ans le 18 décembre, aurait été harcelée durant ses années de 4e et de 3e au collège Emile Zola de Kingersheim. Arrivée au lycée à la rentrée de septembre, la jeune fille aurait recroisé ses harceleurs. 

Deux ans de harcèlement scolaire

"Pour ceux qui ont des enfants, parlez-leur, dites-leur de ne pas harceler, dites-leur que c'est grave. Et dites à vos enfants qu'ils se défendent. Le corps enseignant n'a rien fait pour ma fille. Il m'a dit que c'était des banalités entre copines. Mais quand on voit 'ne t'inquiète pas, tu vas bientôt mourir', c'est très grave", a lancé sa mère. 

Parmi les participants, beaucoup de parents accompagnés de leurs enfants, mais aussi des professeurs. "C’est une génération qui est énormément sur les réseaux sociaux. La culture du clash de certaines émissions ou influenceurs amène aussi au drame qu’on est en train de vivre. L’école est faite pour grandir et non pour détruire", lance Katia Dias, enseignante au lycée Storck de Guebwiller.

"Peut-être que lundi en classe, toutes les petites Dinah vont oser parler. Et puis les agresseurs aussi. Ils vont peut-être se dire, stop, on est allé trop loin. Je veux que les parents sachent qu'ils ne sont plus seuls", a déclaré Halima de l'association le poids d'une aumône et organisatrice de la marche blanche.

Le parquet de Mulhouse a ouvert une enquête pour déterminer les causes de son geste. La famille de Dinah a quant à elle porté plainte. Selon sa mère, des amies de l'adolescente, témoins de certaines scènes de harcèlement, sont prêtes à s'exprimer.  

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers marche blanche harcèlement scolaire éducation société