Haute-Marne : la race de vaches Redyblack s'installe peu à peu dans les élevages

Publié le
Écrit par Matti Faye et Nicolas Robertson

En Haute-Marne, une poignée d'éleveurs ont misé il y a quelques années sur des vaches Redyblack. Issues du croisement de plusieurs races, elles sont censées mieux s'adapter aux changements qui touchent le monde agricole.

La Redyblack n'est pas encore aussi connue que la Charolaise ou la Prim'Holstein. Il faut dire que c'est une race très récente. Issue d'un croisement et importée du Royaume-Uni, elle est arrivée en France en 2017. Florent Cadet, éleveur à Occey (Haute-Marne), fait partie des rares éleveurs champardennais à en avoir introduit dans son cheptel. "On a un total de six animaux aujourd'hui. Deux qui ont deux ans et quatre qui ont un peu plus d'un an", détaille-t-il.

La Redyblack est encore très jeune. Les éleveurs comme Florent sont encore en phase d'expérimentation. C'est-à-dire qu'ils observent, regardent si l'animal correspond bien aux différentes caractéristiques de la race.

Moins gourmande en élevage, plus docile, plus productive, un profil qui a séduit notre agriculteur. "Aujourd'hui c'est vrai que le prix de la viande des autres races a bien monté aussi. Donc on s'en sort bien économiquement. Cette race là nous a séduit à l'époque par rapport à ça. Peu couteuse et peut-être un peu plus chère en valorisation, ça paraissait pas mal", explique l'éleveur.

41 éleveurs en France

Florent Cadet est suivi régulièrement par Noémie Waydelich, animatrice technique pour l'association Bovinext, qui a introduit la race en France. Son rôle est de faire le tour des 41 éleveurs de l'Hexagone pour les conseiller et surtout récolter des données. Les premiers résultats sont très prometteurs.

"C'est une vache qui vêle toute seule. Les veaux sont vifs. Elle n'a pas de cornes, donc c'est un confort pour l'éleveur qui n'a pas besoin d'écorner ses veaux, détaille-t-elle. Le peu d'animaux qui sont déjà partis en boucherie sont très satisfaisants. On a une qualité de viande qui est au rendez-vous. Les bouchers sont contents et en redemandent. Si on pouvait en fournir plus, ils en prendraient. Donc pour nous, c'est vraiment un très bon point. C'est ce qu'on voulait."

À terme, avec l'élevage de ces Redyblack, Florent Cadet espère améliorer ses conditions de travail et augmenter les revenus de son exploitation.

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