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INFOGRAPHIE. Le nombre de frontaliers travaillant au Luxembourg a doublé depuis 1999, porté par les emplois financiers

Le nombre de frontalier français travaillant au Grand-Duché de Luxembourg a fortement progressé en 10 ans selon une étude d'INSEE du 18 juin 2019. / © Cassandra Bigeard. France 3 Lorraine
Le nombre de frontalier français travaillant au Grand-Duché de Luxembourg a fortement progressé en 10 ans selon une étude d'INSEE du 18 juin 2019. / © Cassandra Bigeard. France 3 Lorraine

De 1999 à 2015, le Grand Est a connu une augmentation importante de ses résidents travaillant dans un pays frontalier. Si les secteurs de l'industrie et du commerce sont parmi les plus générateurs d'emplois, la finance est le principal employeur des travailleurs frontaliers au Grand-Duché.

 

Par Alix Champlon

Une étude de l'INSEE publiée ce mardi 18 juin 2019 fait état, sur la période 1999- 2015 d'une forte augmentation des travailleurs frontaliers en provenance du Grand Est et exerçant une activité dans les pays voisins.
Cette augmentation particulièrement marquée à destination du Luxembourg, où les opportunités d'emplois sont les plus fortes. Explications.

Le Grand est: première région des travailleurs transfrontaliers

Le grand-Est, avec ses 800 km de frontières aux abords de quatre pays européens, constitue la première région des travailleurs frontaliers en France.
Parmi ces 167.000  travailleurs grand-estois, 75.000 ont un emploi au Luxembourg, 45.700 en Allemagne, 38.000 en Suisse et seulement 8.000 en Belgique. Si le nombre de travailleurs frontaliers connait une augmentation dans tous ces pays, l'Allemagne connait quand à elle une baisse de 1,5%  de ses travailleurs venant de France. 

Dans les villes grand-estoises proches de la frontière, il arrive alors que la population résidente travaillant à l'étranger soit parfois plus importante que la population active occupant un emploi local: c'est le cas de Thionville, dont 51% des habitants actifs est frontalière.   

 Attractivité du Luxembourg

Selon l'étude de l'INSEE, c'est au Grand-Duché que la hausse des travailleurs grand-estois est la plus forte.
Avec 4,7%  de croissance annuelle, le Luxembourg est la première destination des travailleurs. Cette augmentation s'explique par les opportunités d'emploi qui attirent les  frontaliers. Parmi les actifs employés depuis moins d'un an, la part de frontaliers est en effet la plus importante. 

Des spécialités régionales mais un secteur industriel toujours majoritaire 

Le premier secteur employant des frontaliers reste pour chacun des pays -à l'exception du Luxembourg- le secteur industriel, qui comptabilise 28% des effectifs.
Le secteur est, entre autres, important en Allemagne (28% des frontaliers) dans l'industrie automobile, mais aussi en Suisse  (37%) pour ses entreprises pharmaceutiques, et en Belgique dans l'industrie alimentaire.

Au Luxembourg, ce sont les activités financière et assurantielles qui se démarquent en recueillant 13% des frontaliers. La part de frontaliers travaillant dans le domaine de la santé humaine et des actions sociales est enfin remarquable en Belgique, puisqu'il rassemble 17% des salariés d'un pays limitrophes.

Quelle attractivité pour ces emplois frontaliers?

Ces emplois frontaliers offrent aux travailleurs grand-estois l'avantage d'être plus stables que les emplois en métropole: alors que 3 actifs sur 4 en France ont un CDI, ce sont 9 frontaliers sur 10 qui bénéficient d'un emploi sans limite de durée. 

L'attractivité des pays frontaliers s'explique également par l'harmonisations territoriale des activités en terme de transports en communs, de soins, d'environnement et de sécurité publique, et cela,  grâce aux trois espaces de coopération transfrontaliers dont fait partie le Grand Est: 
  • L'espace de coopération Champagne- Ardenne- Wallonie
  • La Conférence du Rhin supérieur (Alsaces, quelques cantons de Suisse, une partie de La Rhénanie- Palatinat)
  • La Grande Région (Lorraine, Luxembourg, Wallonie, Rhénanie-Palatinat)
Cependant, s'il est tentant de venir habiter en France pour travailler de l'autre côté de la frontière et dynamiser l'emploi frontalier, les retombées économiques dans ces espaces résidentiel en France, ne sont pas convaincantes.
De 2010 à 2015, l'emploi est en régression à Thionville (-0,5% en moyenne annuelle) et à Longwy (-0,7%), à l'exception des secteurs de l'hébergement restauration, de la santé et de l'action social. De même, Wissembourg voit son emploi diminuer. Saint-Louis en revanche, connait une augmentation annuelle de 0,4% par an.

Vous pouvez consulter l'ensemble de ces données via ce lien.
 

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