INFOGRAPHIES. Déconfinement dans le Grand Est : les départements à surveiller

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Écrit par Michael Martin
Les contraintes sanitaires vont se réduire au fur et à mesure. Les réouvertures prendront plus de temps dans les départements encore très touchés.
Les contraintes sanitaires vont se réduire au fur et à mesure. Les réouvertures prendront plus de temps dans les départements encore très touchés. © Alexandre Marchi. MaxPPP.

Emmanuel Macron a annoncé son calendrier pour le déconfinement ce jeudi 29 avril. Un processus qui sera ralenti dans les départements où la situation sanitaire reste très dégradée. Dans le Grand Est, à ce jour, aucun des dix départements n'est concerné. Pour l'instant.

Le calendrier des réouvertures a été annoncé ce jeudi 29 avril 2021. Le président de la République Emmanuel Macron a présenté un déconfinement en quatre étapes, étalées du 3 mai au 30 juin. 

Dans le Grand Est, les dix départements : les Ardennes (08), l'Aube (10), la Marne (51), la Haute-Marne (52), la Meurthe-et-Moselle (54), la Meuse (55), la Moselle (57), le Bas-Rhin (67), le Haut-Rhin (68) et les Vosges (88) ne seront a priori pas concernés par des mesures plus restrictives. Les différentes réouvertures devraient être bloquées dans les départements où la situation sanitaire reste particulièrement dégradée. 

Si dans un département ou une métropole le taux d'incidence dépasse 400 cas pour 100.000 habitants, que son augmentation est "très brutale" et que les services de réanimation risquent la "saturation", les réouvertures y seront stoppées. Etat des lieux dans le Grand Est.

Ces mesures très attendues n'ont pas été reportées dans le temps, malgré un contexte sanitaire encore préoccupant; le taux d'incidence au covid-19 est toujours supérieur à 300 en France. "Le pic de cette 3e vague est dépassé dans le Grand Est depuis quelques jours, explique le professeur Christian Rabaud. Alors même si on veut croire à ce déconfinement, nous ne sommes pas sereins."

Taux d'incidence élevé, mais en baisse

Dans le Grand Est, les indicateurs sont à la baisse. Par rapport à fin mars, le taux d'incidence recule dans les dix départements de la région, excepté dans la Haute-Marne où il est légèrement supérieur, 375 pour 100.000 habitants au lieu de 372. Fin mars, l'inquiétude venait du département de l'Aube, un taux d'incidence à 580, redescendu aujourd'hui à 301,4. "On ne comprend pas pourquoi certains territoires sont plus touchés que d'autres. Le Grand Est est à nouveau très touché par cette troisième vague, alors que l'ouest de la France est toujours relativement épargné", évoque le professeur Rabaud.


Le Grand Est affiche l'un des taux d'incidence les plus faibles parmi les régions françaises, avec 255 cas positifs pour 100.000 habitants, loin derrière des régions comme l'Ile-de-France (459,1) ou les Hauts-de-France (358,2). C'est pourquoi, fin avril 2021, il n'est pas prévu de ralentir le calendrier des réouvertures dans le Grand Est.

Les hôpitaux toujours en tension

Mardi 27 avril 2021, 2.568 personnes sont hospitalisées dans la région. Un nombre toujours élevé, la tendance est à la baisse, très lente, sur les deux semaines précédentes.

En réanimation, les capacités d'accueil sont dépassées depuis le 6 avril 2021 : plus de 100% de taux d'occupation des places des services de réanimation. Mardi 27 avril, le taux est toujours à 103,2%.

La vaccination progresse notamment dans les départements ruraux

Le gouvernement a fait de la vaccination un facteur important pour réussir le déconfinement et faire reculer l'épidémie de covid-19. Fin avril, 22% des habitants du Grand Est ont reçu au moins une dose de vaccin, 10% ont reçu la seconde dose.

Une grande disparité se dessine entre les départements ruraux et urbains. Les gens sont davantage vaccinés (première dose) dans les Vosges, la Haute-Marne, les Ardennes et la Meuse. 

Le lien entre vaccination et baisse du taux d'incidence n'est toujours pas établi. Malgré son taux élevé de vaccination (25,3%), la Haute-Marne ne voit pas son taux d'incidence baisser. Il reste le plus élevé du Grand Est.

Reste à espérer que le pari d'Emmanuel Macron est le bon. "On vit avec une épée de Damoclès. Si on rate ce pari, ce déconfinement, alors que le virus circule beaucoup et que les hôpitaux sont encore surchargés, nous n'aurons pas ou peu de réserves pour accueillir un afflux de nouveaux patients", redoute le professeur Rabaud.

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