Longwy : nouvelle soirée de violences urbaines dans l'agglomération

Dans l'agglomération de Longwy (Meurthe-et-Moselle), les agressions de policiers et les violences urbaines ont connu une forte hausse depuis la période de confinement. Lundi 1er juin, le syndicat Unité SGP police demande de toute urgence des renforts pour assurer le maintien de l’ordre.

Dans l'agglomération de Longwy (54), depuis plusieurs semaines, une série d'affrontements violents oppose la police à des jeunes des quartiers sensibles. Image d'illustration.
Dans l'agglomération de Longwy (54), depuis plusieurs semaines, une série d'affrontements violents oppose la police à des jeunes des quartiers sensibles. Image d'illustration. © Yves Quéméner, France télévisions
Tensions dans la nuit de samedi à dimanche dans l'agglomération de Longwy (Meurthe-et-Moselle).
"Incendies de poubelles, incendies de véhicules et refus d'obtempérer, c'est pas rien. Et pendant toute la nuit", dit Laurent Bessin, le secrétaire adjoint de l’Unité SGP police Force ouvrière.
Depuis plusieurs semaines, les scènes de violence aux abords de la ville se multiplient et la situation se dégrade. "Les forces de l'ordre sont même la cible de jets de projectiles", explique Laurent Bessin.
Le Pays Haut connaît des nuits agitées depuis quelques semaines. Les incidents prennent suffisamment d'ampleur pour que l’insécurité s’impose comme l’une des principales préoccupations des habitants. "Cette délinquance du quotidien pourrit la vie des gens", reconnaît Jean-Marc Fournel, maire de Longwy.  
Un phénomène qui pourrait déteindre sur l'ensemble de la campagne municipale du second tour, le 28 juin prochain. Il faudra bien reparler de la sécurité qui était déjà au coeur des débats du premier tour. "Il y a un manque d'effectif au commissariat de Longwy", dit Jean-Marc Fournel.
 

Jean-Marc Fournel, candidat à sa propre succession, admet que la période de confinement à plutôt été bien respectée dans l'agglomération. Cependant, même si la délinquance a baissé partout dans la région,  les risques de violences sont restés bel et bien présent. "On ne peut pas abandonner le territoire à quelques personnes qui ne respectent pas la loi".

La période de confinement n'a pas aidé les choses
-Laurent Bessin, délégué Unité SGP police Force ouvrière

Quartiers sensibles

Feux de camions, de voitures, de poubelles et de palettes, tous les samedis soirs c'est la même chose. "Avec des dégradations, des incendies de poubelles et de véhicules". Les pompiers viennent très souvent avec nous sur place. "En fait dans le quartier on manque d'effectifs pour intervenir. Et puis Longwy et tout le Pays Haut sont loin de Nancy... On se sent donc abandonné", ajoute Laurent Bessin. "On craint toujours de nouvelles échauffourées. Il faut absolument que ça s'arrête".

Renforcement des effectifs

Lundi 1er juin 2020, face à cette violence, le syndicat Unité SGP police Force ouvrière tire la sonnette d'alarme."Pour au moins une durée d’un mois, on demande une compagnie de CRS et un renfort d'au minimum vingt policiers", explique Abdel Nahass, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police 54.Les violences urbaines se déplacent aussi régulièrement à Herserange, Villerupt, Mont-Saint-Martin ou encore Saulnes, où la police est régulièrement prise pour cible par des jeunes des quartiers.
Dans la campagne des élections municipales, Mathieu Servagi (LR) et Marco Agostini (Gauche) se présenteront une nouvelle fois au second tour, qui doit avoir lieu le dimanche 28 juin. Les deux autres candidats sont Jean-Marc Fournel qui mène la liste de la Gauche, arrivé en tête le 15 mars dernier, et Edouard Jacque (Faire Ensemble).
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
violence faits divers police société sécurité pompiers justice
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter