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Epernay. Les restes d'un poilu sparnacien identifiés 102 ans après

Les ossements d'Eugène Mérat, mort au combat le 20 mai 1916 / © Benoit de Butler / France 3 Lorraine
Les ossements d'Eugène Mérat, mort au combat le 20 mai 1916 / © Benoit de Butler / France 3 Lorraine

C'est devant l'ossuaire de Douaumont que le directeur du site de mémoire a trouvé mercredi un carton contenu le squelette d'un poilu. L'identité d'Eugène Mérat poilu tombé au combat le 20 mai 1916, dont le nom est inscrit sur le monument aux morts d'Epernay, a été confirmée hier.

Par Johanna Albrecht

La découverte a de quoi surprendre. Mercredi 9 janvier, Olivier Gérard, le directeur de l'Ossuaire de Douaumont trouve devant la porte extérieure de la chapelle à l'arrière du site mémoriel un carton fermé. A l'intérieur, un squelette humain, qui parait complet, des objets personnels – dont les débris d'un casque Adrian – et surtout une plaque d'identité de soldat.
 

Eugène Mérat, jeune sparnacien


Selon nos confrères de France Bleu Sud Lorraine, cette plaque porte le nom de Léon Eugène Mérat, un poilu sparnacien, mort au combat le 20 mai 1916. Né le 23 mars 1891 à Châtillon-sur-Marne, cet habitant d'Epernay a participé à la bataille de Verdun. Il aurait été tué devant Chattancourt, dans la Meuse. Son corps n'a jamais été inhumé dans une nécropole nationale. Probablement resté sur le champ de bataille, comme des milliers de poilus.

Identité confirmée par Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun, dépêché par les gendarmes, eux-même appelé par le directeur. Il s'agit bien du même Eugène Mérat dont le nom est inscrit sur le monument aux morts d'Epernay. D'après l'Est Républicain, ses éventuels descendants vont maintenant être recherchés.
 
C'est dans un carton que les ossements d'Eugène Mérat ont été retrouvé / © Benoit de Butler / France 3 Lorraine
C'est dans un carton que les ossements d'Eugène Mérat ont été retrouvé / © Benoit de Butler / France 3 Lorraine
 

Qui a déposé ce carton ?


Mais qui a donc laissé ces ossements devant le monument de Douaumont ? Peut-être un passionné, qui les aurait découverts sur un champ de bataille. Leur fouille est en effet interdite, ce qui expliquerait qu'il ait voulu garder l'anonymat.

On estime que les corps de 80.000 à 100.000 soldats de la guerre 14-18 sont toujours enfouis sous les champs de Verdun.
 

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