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Cathédrale de Reims : les vitraux de l'amitié franco-allemande

Les trois nouveaux vitraux réalisés par l'artiste Imi Knoebel étaient déjà visibles depuis quelque jours. Cent ans après l'incendie de la cathédrale par l'armée allemande, ils ont été inaugurés ce lundi 11 mai par le ministre des Affaires Étrangères Laurent Fabius et par son homologue d'outre-Rhin.
 Laurent Fabius, accompagné de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, de l'artiste Imi Knoebel et de la femme de ce dernier.
Laurent Fabius, accompagné de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, de l'artiste Imi Knoebel et de la femme de ce dernier. © MaxPPP

Des vitraux financés par l'Allemagne en symbole de paix et de fraternité. A Reims, la France et l'Allemagne ont une nouvelle fois mis en scène leur amitié autour d'un monument érigé jadis en symbole martyr : la cathédrale de Reims détruite en septembre 1914 au beau milieu d'une ville rebaptisée "capitale des ruines".

Un siècle plus tard, la propagande nationaliste s'est dissipée. Laurent Fabius et Franck-Walter Steinmeier sont rentrés ensemble dans l'édifice religieux peu après 11 heures du matin aux cotés de l'archevèque Thierry Jordan. L'homme d'église les a accueilli par ces paroles : "Nous sommes tous les héritiés de la réconciliation", avant de laisser la parole aux politique.

Les officiels ont ensuite inauguré dans la chapelle sainte-Jeanne-d'Arc les trois vitraux de style contemporain, et leurs 27 nuances de couleur, en présence de leur créateur. L'artiste Allemand Imi Knobel avait d'ailleurs déjà réalisé six vitraux pour Notre Dame de Reims en 2011 à l'occasion des 800 ans de la cathédrale.


Voir notre reportage dans le JT 19/20 de ce lundi 11 mai 2015

durée de la vidéo: 04 min 09
Les vitraux de l'amitié franco-allemande


Revoir aussi notre direct diffusé dans le JT 12/13 de ce lundi 11 mai 2015

durée de la vidéo: 03 min 52
Direct à la Cathédrale de Reims


Cette séquence, rythmée entre discours et un concert conjoint de la maîtrise de la cathédrale et de l'orchestre allemand d'Eklingen, a été suivie dans une nef comble de monde. 500 élèves des collèges et lycées de la Marne avaient pris place parmi le public.





 

 

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