Le monument à la gloire de l'Armée Noire validé par la justice

Saisie pour contrefaçon il y a un mois, la reproduction de cette sculpture dédiée aux 300 000 tirailleurs sénégalais combattants de la Grande Guerre a finalement été validée par le tribunal de grande instance de Nancy. Un soulagement pour la mairie de Reims.  

La reproduction du monument à la gloire de l'Armée Noire validée par la justice.
La reproduction du monument à la gloire de l'Armée Noire validée par la justice. © Image d'archive/France 3 Champagne-Ardenne
C’est peut-être la fin d’un feuilleton historico-judiciaire.
Le 20 septembre dernier, l’association pour la protection de l’œuvre d’Augustin et Paul Moreau-Vauthier obtient la saisie de la reproduction de cette sculpture à la gloire de l’Armée Noire, inaugurée à Reims en 1924 puis détruite par l’occupant nazi en septembre 1940. Principaux arguments invoqués devant le tribunal de grande instance de Nancy, la commande de la ville de Reims pour le centenaire de la Grande Guerre dénaturerait le socle originel et s’apparenterait à une contrefaçon.
Mais ce vendredi 25 octobre, ce même tribunal de grande instance de Nancy a finalement annulé cette saisie, estimant que l’association pour la protection de l’œuvre d’Augustin et Paul Moreau-Vauthier n’était pas détentrice des droits moraux des frères Moreau-Vauthier et n’avait donc pas à émettre une opinion sur le projet de reproduction.

 

Une mairie de Reims satisfaite


Dans un communiqué, la ville de Reims s’est félicitée de cette décision, estimant que «  plus rien ne s’opposait à ce que le monument soit élevé et érigé », sans toutefois donner de date possible d’inauguration. Jean-François Gavoty, l’artiste choisi pour réaliser la reproduction de l’oeuvre, dont un double existe encore à Bamako, a également salué le jugement tout en regrettant le retard pris dans son travail.

Cependant, l’association pour la protection de l’œuvre d’Augustin et Paul Moreau-Vauthier n’entend pas en rester là et envisage dors et déjà d’interjeter appel de cette décision. Une assignation sur le fond a également été déposée pour obtenir la destruction pure et simple du travail en cours.

 

Regardez l'interview de l'historien Jean-Pierre Husson qui se réjouit du retour de ce monument à Reims




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