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Comment expliquer le succès des « box » champardennaises ?

Les « box » stories champadennaises
Vous connaissez sans nul doute le concept des boxes, ces boîtes de produits divers auxquelles on s'abonne que l'on reçoit chaque mois à domicile. En Champagne-Ardenne, c’est une « niche » où des jeunes start-up décollent. Interviews : Anaïs Hody, chef pâtissière. Mathilde Lacombe, co-fondatrice et directrice de la marque en France. Antoine, co-fondateur du coffre à jouer. Hugo, co-fondateur du coffre à jouer. - France 3 Champagne-Ardenne - Juliette Poirier, Isabelle Griffon, François Schmidt, Laura Klein

Vous connaissez sans nul doute le concept des boxes, ces boîtes de produits divers auxquelles on s'abonne que l'on reçoit chaque mois à domicile. En Champagne-Ardenne, c’est une « niche » où des jeunes start-up décollent.

Par LG avec Juliette Poirier

Un business modèle

Les boxes (ou boîtes) est une mode débarquée des Etats-Unis en 2010, d'où l'anglicisme de « box » plus marketing. Il en existe de toutes sortes, avec des contenus et des contenants variés. Le concept est simple, et efficace. On sélectionne le produit en ligne, on passe commande en un clic, et 48 heures plus tard, la box est chez vous.

Ce phénomène est une véritable niche pour les jeunes entrepreneurs comme pour la carolomacérienne Anaïs Hody, 23 ans. En 3 ans seulement, après un CAP pâtisserie, une formation au Meurice puis un CDI chez Cyril Lignac, elle a lancé son entreprise Le Chef en Box. Pour 19,90 euros, vous recevez à domicile des recettes, accessoires et ingrédients de grands chefs, déjà pesés prêts à être cuisinés. Anaïs travaille des dizaines d'heures pour trouver la bonne recette. La préparation des boîtes reste encore fastidieuse puisque c'est elle qui les remplit à la main. Mais la chef pâtissière s'est transformée en businesswoman, Elle possède quatre associés, négocie avec tous les partenaires, et croit dur comme fer au succès de son projet. En un an Le Chef en Box est passée de 30 à plusieurs centaines d'abonnés, un début prometteur. Mais l'Ardennaise est encore loin du succès de la pionnière des boxes, la Birchbox avec près de 200.000 abonnés par mois.
La cofondatrice de Birchbox, Mathilde Lacombe est Rémoise, ex-journaliste et blogueuse beauté. Tous les matins elle se rend dans les locaux de son entreprise dans le 17ème arrondissement à Paris. Les abonnés de Birchbox (ex Jolie Box) reçoivent cinq miniatures beauté à tester et plus si affinités. Des produits que les grandes marques fournissent gratuitement à la start-up. Un échange de bons procédés et de visibilité. Le coût de cette box est de 13 euros. Cela fait six ans que ça dure. Joliebox avait alors cinq associés alors qu’elle s'étendait en Europe. En 2013, elle fusionne avec le leader sur le marché, l'américaine Birchbox. La marque a toujours un coup d'avance. Un modèle de développement qui tient à deux axes. La personnalisation des boîtes en fonction du profil de l'abonnée et la boutique en ligne encore appelée le e-shop pour acheter facilement un produit testé. Démarrée avec cinq personnes, l'entreprise compte aujourd'hui 50 salariés. Elle se renouvelle chaque mois et part à la conquête de nouveaux marchés que sont les grandes enseignes de la beauté. Un modèle copié pas encore égalé mais qui a de quoi faire rêver les deux jeunes Hauts-Marnais dont nous allons vous parlez ci-dessous.

Antoine et Hugo habitent à Ternat, à 20 km de Langres (Haute-Marne). Antoine et Hugo, 25 et 23 ans, sont les créateurs de la boxe Le Coffre à jouer. Les deux patrons de cette jeune entreprise en ligne sont des passionnés, devenus experts en jeux de société. Ils se sont lancés il y a un an, à la sortie de leurs études. Ils testent en avant-première et sélectionnent plusieurs centaines de jeux par an. Leur boîte contient un ou deux jeux de société au prix juste, avec des gâteaux et boissons issus de petits producteurs locaux. Son coût, 35 euros par mois (livraison incluse). Les boîtes sont personnalisées en fonction de l'âge et les jeux diversifiés selon leur genre. Ils sont les seuls en France à avoir eu cette idée de boîte de jeux. En un an, Antoine et Hugo sont passés de 170 à 400 abonnés. Ils vont même très prochainement embaucher un graphiste à temps plein.

Le Chef en Box, Birchbox ou Le Coffre à jouer, ces petites boîtes ont de grandes ambitions et un concept qui fonctionne, au-delà de l'effet de mode.

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