Coronavirus : à Reims, une plaque en hommage aux soignants, dévoilée devant le monument dédié aux infirmières

Ce lundi 13 juillet, une plaque en hommage aux soignants mobilisés pendant la crise sanitaire du Covid-19 a été dévoilée. Elle est située au pied du monument historique dédié aux infirmières mortes pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Anciens combattants et soignants au pied du monument en hommage aux infirmières, à Reims, le 13 juillet 2020.
Anciens combattants et soignants au pied du monument en hommage aux infirmières, à Reims, le 13 juillet 2020. © Matthieu Mercier- France Télévisions
À la veille du 14 juillet, la Ville de Reims a voulu marquer cette date par un geste à haute valeur symbolique. Lundi 13 juillet à 19 h, une plaque en hommage aux soignants a été dévoilée au pied du monument dédié aux infirmières tombées pour la France lors de la seconde guerre mondiale. Un monument unique dans le pays. Cette cérémonie empreinte d'émotion était organisée pour honorer celles et ceux qui ont combattu le Covid-19 en blouse blanche. Une cérémonie militaire a précédé le dévoilement de la plaque. Des soldats et deux chiens ont ainsi été récompensés, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et contre l'orpaillage. Le public n'était pas convié en raison des mesures sanitaires. 
 
Lors de la cérémonie, deux chiens du régiment cynophile de Suippes ont été récompensés
Lors de la cérémonie, deux chiens du régiment cynophile de Suippes ont été récompensés © Matthieu Mercier

Pour l'occasion, le rond-point Aristide Briand de Reims, a été neutralisé : aucune voiture ne pouvait entrer, et aucune personne ne passait les barrières, sans invitation. Au total, une cinquantaine d'invités, élus et personnels soignants étaient présents. Sous un grand soleil. L'hommage fut solennel. Chacun ayant en tête le confinement et les victimes de la pandémie dans la région. 
 


"Un hommage à la hauteur de votre dévouement"


Lors de cette cérémonie d'une heure, le maire (LR) de Reims était présent parmi d'autres élus locaux. Arnaud Robinet a fait part de son "émotion" dans ce "contexte inédit". Une crise sanitaire pendant laquelle les soignants ont été "en première ligne pour sauver la vie de nos concitoyens", a-t-il précisé. "Chaque jour, chers soignants, vous sauvez des vies parfois au péril des vôtres et vous avez su faire preuve d'une mobilisation exemplaire au moment le plus dur de cette pandémie, a-t-il déclaré. Vous combattez ce virus avec une détermination à toute épreuve pour le bien de tous. Je tiens, au nom de la Ville de Reims, à vous en remercier symboliquement."
 
La plaque rend hommage aux soignants qui étaient en première ligne pendant cette crise du coronavirus
La plaque rend hommage aux soignants qui étaient en première ligne pendant cette crise du coronavirus © Matthieu Mercier - France Télévisions

Une plaque sur laquelle est inscrite une phrase explicative," engagés au service de la santé de tous, remerciements aux personnels soignants pour leur mobilisation exemplaire", a ainsi été dévoilée au pied du monument qui se tient place Aristide-Briand. "Le choix du lieu a été déterminé pour vous rendre un hommage à la hauteur de votre dévouement." Car ce monument est "le seul de France à la gloire des infirmières civiles." Un édifice unique dans l'Hexagone qui permet "d'appuyer le témoignage de notre reconnaissance pour votre engagement sans faille", a déclaré Arnaud Robinet.

Érigé en 1924, à Reims, ce monument "à la gloire des infirmières françaises et alliées victimes de leur dévouement", rend hommage aux infirmières tombées sous les feux de l’ennemi entre 1914 et 1918. Il s’impose du haut de ses cinq mètres, place Aristide-Briand à Reims, qu’on appelait autrefois le square de l’esplanade Cérès, à la croisée du boulevard Lundy, du boulevard de la Paix, de l'avenue Jean-Jaurès et de la rue Cérès. Une œuvre de l’architecte Charles Girault et du sculpteur Denys Puech.
 

"Ne pas reprendre la vie d'avant"


Une cérémonie forte en émotion, mais pendant laquelle le coronavirus était au centre des discours. Alors que certains craignent une seconde vague, le sous-préfet de Reims, Jacques Lucbéreilh, lui aussi présent, a tenu à rappeler la nécessité de continuer à adopter les gestes barrière. "Acceptons la contrainte de ne pas reprendre immédiatement la vie d'avant pour éviter une nouvelle propagation du virus."

Après avoir énuméré les différents corps de métiers ayant contribué à cette lutte au plus fort de l'épidémie, Jacques Lucbéreilh a insisté : "Nous le devons en respect à tous les soignants qui se sont battus pour nous et ont payé lourdement le prix. Il nous appartient de ne pas les mettre à nouveau en danger."

La cérémonie s'est terminée par des applaudissements en hommage aux soignants. Comme pendant le confinement aux balcons à 20h.   La place et le monument ont été rendus au public vers 20h30. 
 
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