La famille de Jean-Faustin famille Mondoko bientôt rassemblée en France ?

La famille Mondoko lors de leurs retrouvailles au Cameroun en décembre 2017, 4 ans après le départ de Jean-Faustin. / © Isabelle Forboteaux - France 3 Champagne-Ardenne
La famille Mondoko lors de leurs retrouvailles au Cameroun en décembre 2017, 4 ans après le départ de Jean-Faustin. / © Isabelle Forboteaux - France 3 Champagne-Ardenne

Mutilé dans les années 2000 en Centrafrique, Jean-Faustin Mondoko a fui son pays pendant la guerre civile de 2013. Aujourd'hui détenteur d'un titre de séjour, la course à pied l'a aidé à s'intégrer à Reims et à oublier l'absence de sa famille. Celle-ci devrait être en France dans quelques jours.

Par LG avec Isabelle Forboteaux

Suivez avec nous cette histoire poignante

En octobre dernier, nous avons rencontré Jean-Faustin Mondoko. Il nous livrait ces propos : « J’aimerais être à nouveau un papa un jour. Ne plus rentrer à la maison, seul et frustré. C’est l’espoir qui me tient debout. » Ces mots de Jean-Faustin Mondoko ont été enregistrés lors d’un premier reportage (à voir ci-dessous). Ils résonnent en boucle dans sa tête depuis 4 ans et demi.

La délivrance​

Jean-Faustin Mondoko se prépare à l’arrivée de sa famille dans quelques jours. Lui le centrafricain déraciné, arrivé en France le 18 juillet 2013 pour les championnats du monde de marathon à Lyon, vit à Reims depuis plus de 4 ans. Après des mois de galère et une prise en charge salvatrice par les associations qui gèrent les plus démunis, il sent un espoir renaître. Sa foi en dieu, sa passion indéfectible pour l’athlétisme le maintiennent en vie. Il rencontre les pasteurs et la communauté évangélique de Reims qui deviennent sa deuxième famille.
Il sera accueilli au sein des clubs d’athlétisme rémois, l’Esfra puis le Dac, une autre famille.

A Bangui, c’est l’attente

La famille Mondoko attend depuis 8 mois que le dossier familial soit étudié au consulat français à Bangui. Une étude pour l’obtention des 5 visas permettant de quitter le territoire centrafricain et rejoindre la France.

Quatre et demi d’une attente interminable. Quatre ans et demi de souffrances indescriptibles. Toutes ces années de survie de camp de réfugiés en camp de réfugiés, à Bangui puis au Cameroun pour fuir les menaces qui pèsent sur toute la famille. Des années sans école pour les enfants. Des années sans la présence du chef de famille où la famille séparée a dû tout mettre en oeuvre pour garder le lien indispensable qui retient à l’espoir d’une autre vie, un jour.
A son retour, notre équipe vous proposera un magazine afin de nous permettre de retracer ce parcours. Il s’agira alors de comprendre comment lorsqu’on est père de famille on peut tout quitter. Laisser sa femme et ses quatre enfants dont un petit de 9 mois. Il s’agira de mieux appréhender ce jour où l’on bascule dans une vie de réfugié sans rien, sans repère. Jean-Faustin est devenu un migrant à Reims en juillet 2013. Et puis il y a cette énergie du désespoir, ce pari sur l’avenir tellement fou. Un combat de vie mené en même temps par sa famille restée à Bangui. De camp de réfugiés, en refuges précaires, la famille Mondoko a vécu les pires horreurs. Nous verrons avec eux tous, à Bangui, comment cette survie s’est organisée. Comment le départ du chef de famille a été appréhendé, compris et expliqué aux enfants.
Mais un jour, les bonnes nouvelles arrivent. Celles d’un titre de séjour avec un regroupement familial possible. Plus de quatre ans après son départ, la famille va pouvoir refaire sa vie.

C’est cette histoire que nous allons vous raconter.

Voir le reportage que nous lui avions consacré en octobre dernier

Persécuté en Centrafrique, Jean-Faustin Mondoko se reconstruit à Reims grâce au sport
Intervenants: Jean-Faustin Mondoko, réfugié centrafricain, Éric Lemaître, ami de Jean-Faustin Mondoko; Jacky Boireau, vice-président du DAC de Reims et responsable technique; Hawa, jeune athlète de 10 ans; Jeanne, Clément et Antonin, licenciés au DAC. - France 3 Champagne-Ardenne - Reportage : Isabelle Forbotteau et Isabelle Griffon. Montage : Christiane Sgorlon. Et Laura Klein. Prise de son : Éric Rattenni et Frank Badier.

 

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