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Reims : la préfecture interdit les manifestations près du stade Delaune et sur la traversée urbaine

Le samedi 5 janvier, les gilets jaunes ont bloqué la voie Taittinger, qui traverse la ville de Reims. / © France 3 Champagne-Ardenne / G. Schott
Le samedi 5 janvier, les gilets jaunes ont bloqué la voie Taittinger, qui traverse la ville de Reims. / © France 3 Champagne-Ardenne / G. Schott

Deux arrêtés préfectoraux interdisent les manifestations ces samedi 12 et dimanche 13 janvier aux abords du stade Delaune et sur la traversée urbaine de Reims.

Par IG

C'est une première depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Le préfet de la Marne, Denis Conus, interdit les manifestations du samedi 12 janvier, à 8 heures, jusqu'au dimanche 13 janvier, à 22 heures, sur l’autoroute A344, dite "traversée urbaine de Reims", et à proximité du stade Auguste-Delaune. Le préfet justifie ces deux arrêtés "afin de prévenir des troubles que ne manqueraient de provoquer ces manifestations".

Selon la préfecture, "les réseaux sociaux annoncent l’organisation de manifestations potentiellement violentes" sur ces deux zones, lors de l'acte 9 du mouvement des gilets jaunes. "Le message contient un appel explicite à violence, précise l'un des arrêtés, avec les mentions "pas d'enfants car cette fois on va taper fort, prévoyez de quoi camoufler et riposter."

La préfecture se justifie en précisant que ces rassemblements n'ont pas été déclarés "dans les délais légaux" et que la police "ne dispose pas d’effectifs suffisants pour assurer la sécurité des manifestants".


Jusqu'à 7.500 € d'amendes

Denis Conus en appelle à la responsabilité de chacun et met en garde sur les sanctions pénales pour les organisateurs (jusqu’à 6 mois de prison et 7.500 euros d’amende) et les personnes participant à une manifestation interdite (contravention).

Sur facebook, les gilets jaunes ont appelé à se rassembler ce samedi, à 14 heures, devant la cathédrale de Reims.

Le Premier ministre avait durci le ton ce lundi soir face aux gilets jaunes, annonçant la mobilisation de 80.000 policiers et gendarmes, ainsi qu'un renforcement de l'arsenal juridique.

Ce jeudi 10 janvier, un "gilet jaune" a été mis en examen, comme le rapporte nos confrères de L'Union, pour avoir appelé à des actions violentes envers les forces de l'ordre ce samedi à Reims. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
 

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