Reims : une patinoire doit ouvrir vers 2030, l'équipe de hockey reste attentive mais dit merci

La municipalité de Reims (Marne) prévoit d'ouvrir une grande patinoire vers 2030. Un projet sportif ambitieux d'un coût de 40 millions d'euros. Le club de hockey des Phénix est impatient et reste vigilant, mais remercie la ville.

Les patinoires Jacques Barot, Albert Ier, et de l'UCPA feront pâle figure à côté. La mairie de Reims (Marne) a annoncé, le mercredi 25 janvier 2023, qu'une grande patinoire serait construite d'ici 2030.
Un projet à 40 millions d'euros, qui s'inscrit dans un plan plus large d'investissements sportifs se montant à 150 millions d'euros échelonnés sur une décennie. Pas rien.
Cette future patinoire n'a pas encore d'emplacement défini. Elle comprendrait deux pistes, serait ouverte aux écoles et aux clubs comme au grand public, et pourrait accueillir de grands évènements sportifs.

Un voeu du maire

Le dossier de presse envoyé aux rédactions cite le maire (Horizons) Arnaud Robinet. "Ce programme répond à une vision de long terme, qui doit faire du sport l’un des socles fondateurs de l’effervescence rémoise de demain. Si notre rapport au sport évolue, si les pratiques du quotidien évoluent, je sais qu’il garde une place centrale dans la vie de nos concitoyens."
"C’est pour moi réaliser une promesse essentielle pour notre jeunesse et les générations à venir. Offrir à nos enfants des conditions optimales pour s’épanouir par le sport, quel que soit son âge, sa discipline, ou le quartier d’où l’on vient."

Le club de hockey réagit

Pierre-Mary Negrier, président du club de hockey local, les Phénix de Reims, a tenu à réagir. Auprès de France 3 Champagne-Ardenne, il a précisé être content de ce bel investissement dans une nouvelle structure (même si lui-même ignore où elle sera construite, si ce n'est probablement près d'une ligne de tramway). Mais il possède toujours des attentes. "On travaille aujourd'hui sur deux patinoires. Jacques Barot est très vieillissante et vétuste, ça manque de places de vestiaires, de stockage, de lieux où les jeunes peuvent laisser leurs affaires quand ils sont en sport-études : le matériel est très volumineux."
Il faut dire que cette patinoire-là n'avait pas été imaginée, et donc conçue pour une telle évolution de la pratique du sport sur glace. "On a aussi une inquiétude, bien que partiellement levée, au sujet du système de refroidissement. Les annonces municipales parlent de le refaire en 2027. Celui-ci est en fin de vie, et c'est une inquiétude tous les ans, déjà qu'on a une longue période de fermeture chaque année pour le laisser se reposer. C'est bien, 2027, mais ça risque d'être trop long."
Des remarques sont aussi à formuler aussi pour la patinoire Albert Ier : il en va du "développement du club. La municipalité nous avait parlé de la modularité de cette patinoire, qu'on pourrait agrandir. Mais aujourd'hui, on manque de vestiaires et d'aménagements adaptés, on manque de gradins et de places VIP. On n'a même pas d'écran géant pour offrir plus d'espace publicitaire aux partenaires. On est au maximum de notre développement et on a du mal à engranger plus de recettes... On ne peut pas s'équilibrer et agrandir l'équipe."

Pendant ce temps, il faut qu'on puisse continuer à vivre et faire évoluer notre club.

Pierre-Mary Negrier, président du club de hockey des Phénix

"On aura tout ça dans la nouvelle patinoire, mais c'est dans sept ans. Pendant ce temps, il faut qu'on puisse continuer à vivre et faire évoluer notre club. On veut être prêt à intégrer cette nouvelle patinoire en étant le plus performant possible. Ce laps de temps est donc très important et on aura du mal à être à la hauteur de la nouvelle patinoire si nos réflexions sur les infrastructure actuelles ne sont pas prises en compte."
Plus tôt dans la journée du jeudi 26 janvier, le club avait tenu à se fendre d'un communiqué, se réjouissant "que la municipalité ait décidé et annoncé officiellement la mise en construction d'une nouvelle patinoire. Ce complexe, qui classera la ville de Reims dans le haut niveau des villes de France sur ce type d'infrastructure, ouvre à notre club et aux autres clubs de glace des perspectives jusque-là inédites." (à lire en intégralité dans la publication Facebook ci-dessous)

Mais toujours dans le communiqué, le président du club n'oublie pas les difficultés rencontrées sur les actuelles patinoires. "J'ai conscience que le temps que le projet soit finalisé, nous avons encore quelques années difficiles. Je resterai attentif à ce que les équipes municipales trouvent des solutions sur les sites actuels pour que nous puissions poursuivre notre développement."
Et n'omet pas non plus de dire merci. "Mais les pratiquants, les dirigeants, les nombreux partenaires, les supporters des Phénix, voient enfin une lumière au bout du tunnel. Je remercie en leur nom l'équipe municipale qui a su être à l'écoute de l'ensemble des sports de glace, de sa riche histoire au sein du paysage rémois, du dynamisme de ses clubs."
Rendez-vous d'ici 2030 pour patiner.