Trois élèves convoqués devant la justice après l'agression de personnels d'un lycée

En fin d'après-midi vendredi 12 janvier, un professeur et un assistant d'éducation du lycée Joliot-Curie (Reims) se sont fait agresser par un groupe d'élèves. Le professeur a été blessé au visage. Trois élèves seront jugés en mars prochain.

Les faits ont eu lieu le vendredi 12 janvier 2024 en fin d'après-midi. Alors que deux élèves, deux adolescentes, étaient en train de se battre au lycée Joliot-Curie de Reims (Marne), un professeur et un assistant d'éducation sont intervenus pour tenter de les séparer. Ils ont alors été pris à partie par d'autres élèves.

Le professeur, transporté aux urgences, a été touché au visage, mais il ne souffre pas de fracture de la mâchoire un temps redoutée. Quatre élèves ont été placés en garde à vue dans le courant du week-end.

De nombreux élèves ont assisté à l'altercation, certains ont même filmé les faits. Nous avons pu consulter ces images et on y découvre une grande confusion dans les couloirs de l'établissement. Alors que des élèves sont au sol et échangent des coups, un attroupement se forme. L'intervention du professeur et de l'assistant d'éducation n'apaise pas immédiatement la situation et ceux-ci sont pris à partie. 

Un procès en mars

En fin de soirée vendredi 12 janvier, le rectorat a envoyé un communiqué aux rédactions afin de "condamner fermement" l'agression. "Aucune menace ou agression, physique ou verbale, ne peut être tolérée envers les personnels de l'Éducation nationale." 

Le recteur assure les deux victimes de son "soutien plein et entier". Il sera présent au lycée dès le matin du lundi 15 janvier. Une cellule psychologique doit être mise en place pour accompagner élèves et personnels éducatifs qui en manifesteraient le souhait.

Le procureur de la République de Reims, François Schneider, a indiqué en fin de journée dimanche 14 janvier que trois jeunes seront jugés en mars 2024 devant le tribunal pour enfants pour violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail supérieures à huit jours, avec trois circonstances aggravantes (violences en réunion, sur personnes chargées d'une mission de service public, dans un établissement scolaire). Les mineurs poursuivis ne sont pas connus des services judiciaires.

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