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Attaques du loup : arrêté d’effarouchement et de tir de défense simple

Le Préfet de Meurthe-et-Moselle autorise par arrêté des opérations d’effarouchement du loup, à compter du 18 mars 2016, sous forme de tirs non létaux pour prévenir les tentatives de prédation du loup sur les troupeaux ovins des communes du secteur de Favières et Gélaucourt (54).
© FTV Lorraine
Il l'avait annoncé il y a quelques jours, face à la réitération des attaques à Favières (27 janvier, 19 et 20 février) et à Gelaucourt (27 février) sur le même troupeau d'un éleveur. Le préfet de Meurthe-et-Moselle, après l'arrêté préfectoral en date du 3 mars 2016 de mise en œuvre une opération d'effarouchement de loups sur les communes de Favières et de Gelaucourt, vient d'en prendre un nouveau, au périmètre élargi.
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Loup : tirs d'effarouchement autorisés ©France 3 Lorraine

Tir d'effarouchement dans un secteur élargi

Philippe Mahé autorise des opérations d’effarouchement du loup, à compter du 18 mars 2016, sous forme de tirs non létaux en vue de prévenir les tentatives de prédation du loup sur les troupeaux ovins des communes de :Ces communes correspondent à la zone où se situent les attaques très fréquentes dans les départements de Meuthe-et-Moselle et des Vosges voisines. Dans ces communes, la majorité des éleveurs a déjà mis en place des dispositifs de protection acquis avec des aides de l’État.

Tir de défense à Favières par des lieutenants de louveterie

En complément, afin de permettre une réponse progressive et proportionnelle au niveau d’attaque, le Préfet de Meurthe-et-Moselle a décidé de prendre un arrêté ordonnant une mission particulière de tirs de défense contre le loup réalisés avec une arme à canon lisse en vue de la protection des troupeaux à Favières (54). Cette mesure concerne une parcelle protégée par une double clôture, avec électrification, et ayant subi 4 attaques.
Cette décision se justifie par le fait que les mesures de protection et d’effarouchement concernant cet éleveur se sont révélées à ce jour insuffisantes vis à vis des attaques de loup. En effet, l’éleveur déplore, à ce jour, 6 attaques attribuées au loup depuis le 27 janvier 2016 dont 3 sur la commune de Gélaucourt ayant occasionné la perte de 7 animaux dont 1 disparu.

Au cours de la période du 30 novembre 2014 au 11 mars 2016, 19 attaques de loup ont été recensées en Meurthe-et-Moselle et ont occasionné la perte de 90 animaux tués ou blessés et 7 disparus.
Pour ces attaques, suite à l’expertise technique des constats d’attaque réalisés par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), la responsabilité du loup ne peut être écartée.

Les tirs de défense simples sont réalisés exclusivement par les lieutenants de louveterie dûment désignés pour cette mission. Leur mise en oeuvre ne nuira pas au maintien du loup dans un état de conservation favorable dans son aire de répartition naturelle, dans la mesure où elle s’inscrit dans le respect du plafond de spécimens de loup dont la destruction peut être autorisée, fixé par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015, qui intègre cette préoccupation.

Opérations infructueuses en 2015

En 2015, deux opérations d’effarouchement ont été ordonnées par le préfet de Meurthe-et-Moselle, en complémentarité avec le préfet des Vosges, pour 2 exploitants ayant subi des attaques répétées à Mont-L’Etroit (arrêté préfectoral du 30/04/15) et à Colombey-les-Belles (arrêté préfectoral du 22/12/15) ; aucun loup n’avait été observé lors de ces opérations.

Par ailleurs, après débat, le préfet a demandé la mise en place d'un groupe de travail pour étudier l'identification d'une "unité d'action" en lien avec les Vosges et la Meuse afin de préparer en commun les conditions d'un tir de défense renforcée.

Pour le département de Meurthe-et-Moselle, le montant total des indemnisations s'élève à 14 500 € pour 11 dossiers instruits (4 en cours d’instruction).
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