Deuxième vague de Covid-19 : le plan blanc activé dans l'ensemble de la métropole du Grand-Nancy

L'Agence régionale de Santé du Grand Est demande à tous les établissements de santé du Grand Est de déclencher le "plan blanc" pour faire face au rebond épidémique du à la Covid-19. Il a été activé lundi 26 octobre au CHRU de Nancy.

Le CHRU de Nancy déclenche le plan blanc pour faire face à la deuxième vague de Covid-19.
(Photo : 2 avril 2020)
Le CHRU de Nancy déclenche le plan blanc pour faire face à la deuxième vague de Covid-19. (Photo : 2 avril 2020) © Yves Quéméner pour France télévisions (non libre de droit)
Depuis plusieurs semaines, la région Grand Est est confrontée à un rebond épidémique significatif de la Covid-19 avec un renforcement des mesures de gestion telles que l’imposition d’un couvre-feu pour cinq départements. Le CHRU de Nancy a donc déclenché lundi 26 octobre 2020 le plan blanc.

La situation sanitaire est exceptionnelle

souligne l'ARS dans un communiqué

Il s'agit d'anticiper et de faire face à une situation sanitaire exceptionnelle. "Le plan blanc ne répond pas à un besoin actuel mais à une possible demande dans une quinzaine de jours voire trois semaines", dit Bernard Dupont, directeur du CHRU de Nancy joint par téléphone par France 3 Lorraine.

Lundi il y avait 81 hospitalisations contre 47 il y a dix jours

Bernard Dupont, directeur du CHRU

Selon les données de Santé Publique France, le taux d'incidence hebdomadaire s'élevait pour les agglomérations de Metz à 337,5 et pour Nancy à 297, chiffres supérieurs au seuil d'alerte maximale, fixé à 250 pour 100.000 habitants. "Chaque établissement de santé est doté d'un dispositif de crise dénommé plan blanc d'établissement, qui lui permet de mobiliser immédiatement les moyens de toute nature dont il dispose en cas d'afflux de patients ou de victimes ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle", précise l'ARS dans un communiqué.

Activation du plan blanc

Cette mesure s’inscrit dans la continuité du travail déjà accompli depuis plusieurs semaines par les établissements pour se préparer au rebond épidémique. "Le taux d'incidence, la tension sur les lits de réanimation, les lits d'hospitalisation et les ressources humaines s'accentuent de jour en jour", précise Bernard Dupont, directeur du CHRU de Nancy au micro de France 3 Lorraine. En effet, la situation sanitaire s'est rapidement dégradée dans la région Grand Est en l'espace d' un mois. Ainsi, le taux d'incidence a été multiplié par dix dans les Vosges, par sept en Moselle, par cinq en Meurthe-et-Moselle. "Le plan blanc est un dispositif qui doit permettre de mobiliser immédiatement les moyens de toute nature", explique l'ARS dans un communiqué publié lundi 26 octobre. 

On observe une augmentation du nombre de patients Covid-19 qui se sont présentés aux urgences ce week-end

Christian Rabaud, Infectiologue au CHRU de Nancy

Il y actuellement une trentaine de patients atteints de la Covid-19 hospitalisés. "On observe une augmentation du nombre de patients Covid qui se sont présentés aux urgences ce week-end. Et nous avons déclenché le plan blanc ce qui nous permet de gérer l’activité de l’hôpital avec une plus grande rapidité et une plus grande fluidité", explique Christian Rabaud, infectiologue au CHRU de Nancy. 
  
L'activation du plan blanc au CHRU de Nancy s'effectue dans une démarche d'anticipation pour mieux organiser l'hôpital. "Ainsi, on se prépare à une possible saturation en réanimation mais nous souhaitons augmenter notre capacité d’hospitalisation de lits de manière à ne pas priver les autres patients d'une prise en charge des pathologies non-Covid", ajoute t-il. 
 

Jean Rottner, président de la région Grand Est préconise de discuter des solutions possibles avant d'en venir au reconfinement. "Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu médecin, au-delà d’être président de la région, et quand on est médecin et qu’on voit immanquablement les chiffres progresser, ils parlent d’eux-mêmes et aujourd’hui c’est assez terrible ce qu’on découvre. On découvre qu’on est à plus de mille morts par semaine dans ce pays et qu’on est à 50.000 nouveaux cas positifs officiellement dimanche".
Il ajoute auprès de nos confrères de France 3 Alsace : "Il y a donc une alerte et l’alerte pour moi, c’est de dire que si le reconfinement est envisagé par le gouvernement, il faut qu’il soit discuté, il faut qu’il soit expliqué, il faut qu’il soit peut-être non pas généralisé mais localisé à certains territoires. Le reconfinement adapté, oui, parce que le reconfinement général, c’est tuer l’économie qui n’arriverait pas à se relever"


 
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