École : l'appel de trois élues contre les fermetures de classes, "c'est un impact très violent pour les parents d'élèves, les élèves, les élus"

Trois élues de Meurthe-et-Moselle, la présidente du Conseil départemental et les présidentes de l'association des maires et de l'association de maires ruraux, lancent un appel "en faveur du service public de l'éducation". Elles s'opposent aux fermetures de classes prévues par la carte scolaire.

Cette année encore, le nombre d'élèves continue de chuter dans l'académie de Nancy-Metz : 3 641 élèves de moins avec comme conséquence, des fermetures de classes plus ou moins importantes selon les départements pour la rentrée 2023-2024. 

En Meurthe-Moselle, avec 1 369 élèves en moins, 54 classes seront fermées. Trois élues du département : Chaynesse Khirouni, présidente du Conseil départemental, Rose-Marie Falque, présidente de l'association des maires 54 et Florence Picard, présidente de l'association des maires ruraux de Meurthe-et-Moselle, ont signé mercredi 7 février 2024 une tribune contre ces suppressions de postes.

Rose-Marie Falque est venue sur le plateau de France 3 Lorraine ce jeudi, pour expliquer les raisons de ce coup de gueule contre la politique des fermetures de classes et leurs conséquences dans les territoires.

Moins d'élèves, moins de professeurs, cela paraît logique. Le calcul n'est pas bon pour vous ?

Nous disons que l'Éducation nationale ne doit pas répondre à une logique comptable. L'Éducation nationale a été déclarée comme une priorité par le président de la République et par le Premier ministre. Il faut lui donner les moyens de remplir sa mission, son rôle absolu d'égalité des chances pour tous les élèves. Moins 1 369 élèves cette année, moins 1 500 l'année prochaine, on se retrouvera de nouveau pour parler de cent nouvelles suppressions de classes ? Ce n'est pas tolérable.

Vous représentez les maires du département. Une classe qui ferme, quel impact cela a-t-il pour une commune ?

Quand on annonce au mois de février qu'une classe va être supprimée au mois de septembre prochain, l'impact est très violent, très brutal pour les parents d'élèves, les élèves et les élus. Donc, il faut travailler largement en amont avec l'Éducation nationale, les élus et les parents d'élèves. On devrait à l'heure actuelle travailler sur la rentrée de septembre 2025. Les élus sont capables de se mettre autour d'une table et d’arriver à de belles réalisations. 

Vous demandez dans votre tribune un moratoire sur ces suppressions postes, vous pensez pouvoir être entendue ?

Nous n'avons pas eu encore de réponse du recteur, mais ce que je tiens à dire, c'est que lorsqu'une réflexion est en cours dans un territoire, comme ça a été le cas à Einville-au-Jard où pendant des années les élus ont travaillé ensemble, ou dans le secteur de Bénaménil où deux communes vont accueillir deux nouvelles belles écoles, quand l'Éducation Nationale se rend compte que les élus sont en train de travailler à des solutions communes, on obtient des moratoires sur les fermetures de classes.

Si la Meurthe-et-Moselle va perdre 54 postes à la rentrée prochaine, les autres départements lorrains ne sont pas épargnés : 60 fermetures de classe sont prévues en Moselle, le département le plus touché, 45 dans les Vosges et 21 seulement en Meuse afin de préserver la survie des petites écoles en milieu rurales.

 

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