Bergère de France : entre espoir et colère

Publié le Mis à jour le
Écrit par Hélène Abalo

Administrateurs judiciaires, direction et représentants des salariés étaient présents ce 16 avril 2015 au tribunal de commerce de Bar-le-Duc pour un point d'étape sur le redressement judiciaire. Les options de reprises sont ouvertes mais elles n'empêcheront sans doute pas les licenciements.

Ils étaient une centaine de personnes vers 10h30 ce 16 avril 2015 devant le tribunal de commerce de Bar-le-Duc. Des salariés de l'entreprise Bergère de France et leurs soutiens pour cette audience d'étape dans la procédure de redressement judiciaire. Une procédure lancée le 27 février 2015 et qui suit son cours avec ces nouvelles propositions : le plan de continuation de l'actuelle direction est toujours d'actualité mais les administrateurs ouvrent la voie à de potentiels repreneurs de la filature qui pourraient agir seul ou en s'associant à la famille Petit. 
Des solutions qui n'empêcheront pas la mise en place du plan social dont les modalités doivent être exposées lors d'un CE extraordinaire cet après-midi.

La moitié des emplois supprimés ?

Un plan social qui prévoirait le licenciement de 60 à 100 personnes sur les 200 employés que compte le site de Bar-le-Duc, ce que refuse en bloc par le personnel qui estime payer les pots cassés d'une gestion calamiteuse de l'usine sur fond de guerre familiale entre Jean-Louis Petit, l'actuel PDG et son frère Daniel. 

La prochaine audience au tribunal de commerce est fixée au 26 juin 2015.

En direct dans le 12/13, Jean-Philippe Tranvouez fait le point sur l'audience du 16 avril 2015 au Tribunal de Commerce. 
durée de la vidéo: 01 min 21
Bergère de France devant le tribunal