REPLAY - Municipales 2020 : ce qu’il faut retenir du débat à Bar-le-Duc

Ce lundi 22 juin à 18h, les candidats à l'élection municipale de Bar-le-Duc (Meuse) ont débattu pendant près de 40 minutes sur le plateau de France 3 Lorraine autour de l’attractivité de la ville et des services à proposer aux barisiens.

La mairie de Bar-le-Duc (Meuse)
La mairie de Bar-le-Duc (Meuse) © Google Street View.

A Bar-le-Duc, le second tour de l’élection municipale prendra la forme d’une triangulaire ce dimanche 28 juin. Lors du premier tour, la liste divers droite “Martine Joly 2020” menée par la mairesse sortante, est arrivée en tête avec 36 % des voix, devant  la liste divers gauche “Vivre, partager, innover à Bar-le-Duc” menée par Benoît Dejaiffe (27,6 %), et la liste divers centre soutenue par la LREM “Dynamisons Bar-le-Duc” de Pierre-Etienne Pichon.

Ce lundi 22 juin 2020, les trois candidats se sont retrouvés sur le plateau de France 3 Lorraine. Le débat s’est focalisé sur l’attractivité de la ville et les solutions pour donner envie aux médecins, aux familles et aux jeunes générations de venir s’installer, mais aussi de rester à Bar-le-Duc.

La santé au cœur du débat

Les urgences de l’hôpital de Bar-le-Duc ont été le premier point de discorde entre les trois candidats. La santé est un thème particulièrement sensible à Bar-le-Duc car la ville a brutalement perdu l’an dernier sa maternité. Par ailleurs, l’hôpital est le premier pourvoyeur d’emplois public de la ville. C’est un socle majeur de l’économie locale.

D’où l’inquiétude de Pierre-Etienne Pichon de la liste “Dynamisons Bar-le-Duc”, de voir encore disparaître de nouveaux postes à l’hôpital. Il dit avoir été interpellé sur la possible disparition d’un poste de médecin aux urgences et reproche à la mairesse de ne pas être suffisamment à l’écoute des soignants. Une première pique à laquelle le maire sortant, Martine Joly, divers droite, a immédiatement répondu sur un ton froid et ferme “vous racontez n’importe quoi M. Pichon !” Et de renchérir que les six postes de médecins urgentistes seront bel et bien conservés.

Le candidat divers gauche, Benoit Dejaiffre, de la liste  “Vivre, partager, innover à Bar-le-Duc”, et élu de l’opposition, a lui aussi renvoyé la balle au candidat LREM, en soulignant que son parti “n’y était pas allé de main morte depuis 2017 pour supprimer des  lits et des emplois à l’hôpital.” Puis il en a profité pour redemander un bilan de la fermeture de la maternité à la mairesse.

Si tous sont bien conscients qu’il est indispensable d’avoir de bons services de soins et un nombre suffisant de médecins pour attirer ou retenir les habitants, chacun a fait des propositions différentes. Pierre-Etienne Pichon, divers centre, prône la création de Maisons de santé dans chacun des cinq quartiers de la ville. Beloit Dejaiffre, divers gauche, propose que l’on salarie des médecins à Bar-le-Duc pour leur permettre d’avoir des horaires raisonnables.

Sans se laisser impressionner, Martine Joly leur a répondu qu’elle n’est pas restée inactive, et que d’attirer les médecins à la campagne n’est pas une chose aisée. Puis elle a sorti de son chapeau un projet de maison des internes, sur lequel elle travaille avec l’ARS, et qui doit permettre à de futurs jeunes médecins de se former, de travailler et de vivre agréablement à Bar-le-Duc.

Mettre en valeur le patrimoine

La discussion s’est ensuite poursuivie autour de la valorisation du patrimoine de la ville et notamment la ville haute, qui constitue un des ensembles urbains Renaissance les plus remarquables de France. Un joyau architectural qui coûte extrêmement cher à la ville, si on en croit Martine Joly, maire sortant divers droite, qui annonce avoir investi plus de 10 millions d’euros dans sa conservation et avoir confié à une agence d’attractivité le soin de faire la promotion de la ville.

Face à elle, les deux autres candidats estiment qu’il y a un travail plus profond à faire concernant la relance économique et le lien social dans ce quartier. “Il ne suffit pas de vendre des glaces et des crêpes, il faut aussi faire travailler les artisans, réfléchir à l’économie sociale et solidaire et surtout nettoyer les rues et les places” a martelé le candidat divers gauche élu de l’opposition Benoit Dejaiffre. Ce à quoi le candidat LREM Pierre Etienne Pichon a rajouté  qu’il fallait créer des Maisons de quartiers pour être à l’écoute de la population et faire du lien social.

Et chacun de conclure qu’il incarnent la nouvelle dynamique locale. Avec le mot de la fin pour Martine Joly, maire sortante, divers droite, qui souligne la démarche démagogique de ces adversaires : “moi je ne fais pas de promesses que je ne peux pas tenir !”. Verdict : dimanche soir.

Retour sur le 1er tour

La maire sortante Martine Joly (liste DVD) mène sa première campagne en son nom propre. Elle est arrivée en tête du premier tour, recueillant 36% des voix. Martine Joly est maire depuis 2017, élue après la démission de Bertrand Pancher (UDI), dont elle était le deuxième de liste en 2014. Elle devance la liste divers gauche de Benoit Dejaiffe (27,6%) et la liste divers centre de Pierre-Etienne Pichon (24,3%).

La liste (divers) menée par Jacquy Ultsch atteint le score de 6,5%. Diana André (divers centre) obtient 5,7%.

Le scrutin du premier tour, en pleine crise sanitaire, avait peu mobilisé les Barisiens. Un peu plus d'un électeur sur trois avait voté (37,3%).

Les forces en présence au 2nd tour

Sans surprise, les trois listes arrivées en tête lors du premier tour seront en lice dimanche 28 juin 2020 pour le second tour de l'élection.

Les thèmes de la campagne

L’attractivité de la ville est au coeur de la campagne municipale. La cité Renaissance a perdu près de 600 habitants en 10 ans et chacun cherche à minima à retenir les Barisiens dans leur ville. Quelques leviers existent pour inciter la population à rester ou à s'installer à Bar-le-Duc.

Le dynamisme de l'économie, le maintien des services publics et la protection de l'environnement étaient les thématiques abordées lors du débat du premier tour.

 

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