Cet article date de plus de 3 ans

Bure : retour des anti-CIGEO dans les arbres du Bois Lejuc 24h après leur expulsion

24 heures à peine après leur expulsion par les gendarmes, des militants opposés au projet CIGEO d'enfouissement de déchets nucléaires dans le sous-sol meusien ont profité de la nuit pour s'installer dans des arbres. D'où ils tweetent ce vendredi 23 février.
La ZAD du Bois Lejuc après son évacuation, jeudi 22 février 2018.
La ZAD du Bois Lejuc après son évacuation, jeudi 22 février 2018. © Jean-Philippe Tranvouez. France 3 Lorraine.
Le collectif anti-nucléaire a tweeté plusieurs vidéos, vendredi 23 février 2018, pour indiquer qu'ils avaient ré-investi des arbres dans le Bois Lejuc malgré la présence des gendarmes mobiles déployés sur le site.

Cette action intervient vingt-quatre heures après l'évacuation des zadistes du bois Lejuc occupant illégalement le terrain depuis juin 2016 et opposés au projet CIGEO d'enfouissement de déchets nucléaires dans le sous-sol meusien.

La préfecture avait indiqué la veille qu'aucun retour des anti-Bure ne serait permis, grâce à la présence sur place des forces de l'ordre.
Mais la taille du site, plus de deux cent hectares, pouvait difficilement permettre une surveillance totale.

"Le Bois Lejuc, nouvelle opération César"

Les militants mettent désormais en garde le gouvernement. Ils veulent faire de Bure le Notre-Dame-des-Landes du gouvernement d'Edouard Philippe.

Le ministre rencontre le maire

La remontée dans les arbres est donc une action qui se veut donc que symbolique alors que le secrétaire d'État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, est en Meuse jusqu'à ce soir.

Il n'a d'ailleurs pu rencontrer l'ensemble des élus opposés au projet ce matin, ceux-ci ayant boycotté la table ronde prévue en raison de l'action d'évacuation de jeudi.

En réaction, Sébastien Lecornu a choisi de se rendre à Bure pour y rencontrer Gérard Antoine, le maire depuis 2001. Et il a réfuté l'argument d'un vaste réinvestissement de la forêt par les Zadistes :

A ma connaissance, ils n'y a que deux personnes dans les arbres, pas de quoi en faire un drame

Mais selon les photos diffusées via le site Reporterre, l'occupation des arbres par plusieurs militants est bien réelle.


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
cigeo environnement nucléaire société polémique