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Histoires 14-18 : la médecine de l'avant

Creusé à 12 mètres de profondeur, l’abri des 4 cheminées près de Fleury (Meuse) a servi de poste de secours pendant la bataille de Verdun.
C’est dans de tels lieux que les médecins ont du faire face pendant dix mois au flux incessant des blessés, un défi pour le Service de Santé.

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Histoires 14-18 : La médecine de l'avant ©France 3
La bataille de Verdun se déroule dans un paysage dévasté par l’artillerie.

Et c’est à découvert que les brancardiers doivent récupérer les blessés, jusque dans les trous d'obus, au milieu des innombrables cadavres, et souvent sous le feu de l'ennemi.
Alors ces ramassages ont souvent lieu de nuit, guidés par les plaintes et les appels au secours des survivants.

La principale priorité est d’éviter l’infection des blessures. Un tout nouveau produit antiseptique est utilisé massivement à Verdun pour nettoyer les plaies: l’eau de Dakin. Une solution mise au point par un chimiste d'origine britannique installé aux États-Unis Henry Drysdale Dakin avec le chirurgien français Alexis Carrel, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1912

De nouvelles méthodes

Une fois pris en charge dans les postes de secours, les blessés sont classés en fonction de la gravité de leur cas.

Naissance de la "chirurgie de l'avant"

La chaîne d’évacuation mise en place à Verdun a permis de réduire les délais entre blessure et traitement.
Cette organisation, née il y a cent ans, est à l’origine de la médecine d’urgence et de la médecine de catastrophe qui se pratiquent aujourd’hui partout dans le monde, en zone de conflit où lors de catastrophe.

Pour aller plus loin, le livre du Professeur Alain Larcan et du médecin en chef Jean-Jacques Ferrandis : "Le Service de santé aux armées pendant la Première Guerre mondiale" (Ed. LBM / 2009)
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