Thionville : l'A31 bis sera payante

De 24 centimes à 6 euros 36, voilà ce que pourrait coûter chaque jour l'utilisation de l'A31bis / © Photo : Jean-Christophe Panek
De 24 centimes à 6 euros 36, voilà ce que pourrait coûter chaque jour l'utilisation de l'A31bis / © Photo : Jean-Christophe Panek

L'A31 bis sera donc payante. L'Etat en a décidé ainsi lundi 24 septembre. Alors si tout le monde s'accorde pour dire que l'A31 bis reste une nécessité, la décision de faire payer les automobilistes est pour le moins très diversement appréciée. 

Par Yves Quemener

De vingt quatre centimes pour l'hypothèse la plus basse à six euros trente-six pour l'hypothèse la plus haute, voilà ce que pourrait dépenser chaque jour un utilisateur de l' A31bis. L'annonce a été faite lundi 24 septembre 2018. 

Le tracé n'est pas encore arrêté mais une chose est certaine, un péage s'appliquera pour emprunter les douze kilomètres du futur contournement ouest de Thionville (Moselle) pour rejoindre Luxembourg.  Et ainsi désengorger l' A31.
 


80.000 voitures et environ 12.000 poids lourds 
 

Cette nouvelle portion d'autoroute qui contournerait Thionville permettrait de désengorger l'A31 entre Nancy (Meurthe-et-Moselle) et le Luxembourg. Ici, tous les jours circulent  plus de 80.000 voitures et environ 12.000 poids lourds. 

Cependant, Patrick Weiten le Président du Conseil Départemental de la Moselle (UDI) estime que : 

Le financement doit répondre à la fonction et le prélèvement d'une taxe ne doit pas s'appliquer à ceux qui doivent utiliser l'A31 bis. 

 

Un demi-milliard d'euros, c'est ce que coûtera l'A31bis en Moselle. Pour financer le projet, l'Etat a fait le choix d'une concession. C'est donc un opérateur privé qui se chargera du chantier et se rémunérera par le péage. Et cela s'annonce plutôt rentable. 


25 ans d' attente sur le projet



Péage ou pas, il y a urgence pour Pierre Cuny, le maire de Thionville et Président de la Communauté d'Agglomération Portes-de-France Thionville, après selon lui 25 ans d'errance sur le dossier.  
 

Pas de concession, pas de troisième voie. S'opposer à un péage c'est se retrouver dans une impasse complète puisque l'état n'a plus d'argent.


Le maire de Thionville demande un tarif négocié pour les frontaliers. Un euro symbolique par exemple.
 





 

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