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Peste porcine : l'épidémie se rapproche de la Lorraine

Présente en Wallonie, La peste porcine se rapproche de la Lorraine. / © F.Rosaci-France3 Lorraine
Présente en Wallonie, La peste porcine se rapproche de la Lorraine. / © F.Rosaci-France3 Lorraine

La peste porcine africaine est une maladie qui touche uniquement les porcs et sangliers. Ce virus, non transmissible à l’homme, a été détecté le 13/09 en Belgique sur des sangliers sauvages. Des mesures de protections sont prises en Lorraine et en Belgique. Etat des lieux ce 7 janvier.

Par T. Jarvillet

Depuis le 13 septembre dernier en Belgique, plusieurs centaine de cadavres de sangliers ont été retrouvés porteurs du virus de la peste. Sur 879 animaux prélevés dans une zone interdite à toute circulation de personnes, 281 étaient porteurs du virus. Jeudi 20 décembre 2018, à Meix-devant-Virton commune frontalière belge avec le département de la Meuse, des carcasses de sangliers ont été retrouvées positives au virus.

Cette maladie ne touche que les porcs et sangliers, elle se transmet par contact entre ces animaux mais peut également se disséminer en forêt par de la nourriture contaminée, des mouvements de véhicules ou de personnes en provenance des zones infectées.

Éviter la propagation

En Lorraine et en Belgique, les mesures pour éviter la propagation de la peste porcine africaine ont été renforcées pour éviter la propagation du virus dans les élevages de porcs. Trente kilomètres de clôtures ont déjà été posées pour empêcher les sangliers de passer en France. Ce lundi 7 janvier 2019, une clôture supplémentaire de 15 km est installée à la frontière française de la forêt d’Orval à Sommethonne, jusqu’à la commune de Meix-devant-Virton. En Belgique, dans une zone d’observation renforcée, les chasseurs sont invités à exterminer l’espèce : pièges, appâts, primes exceptionnelles aux chasseurs par sanglier tué. 

Un virus qui inquiète les éleveurs

Une possible contamination inquiète les éleveurs de porcs, ce serait un désastre économique pour la filière porcine.

Les éleveurs sont forcément angoissés avec le spectre de la peste porcine qui pourrait leur tomber dessus

a indiqué à l'AFP le 13 octobre 2018 le président de la FDSEA de Meurthe-et-Moselle, Luc Barbier.

Des mesures prises dans le département de la Meuse.

Dès le 14 septembre, la préfecture de la Meuse a immédiatement mis en place des mesures de restrictions dans une zone d’observation renforcée (ZOR) sur 41 communes le long de la frontière belge. Toutes les activités de loisirs et de sport (promenade, escalade, cueillette…) sont autorisées dans la zone d’observation sous réserve de respecter les mesures de biosécurité suivantes :
  • Stationnement des véhicules de transport des personnes sur de parking prévus à cet effet ou sur des empierrées en lisière de forêt.
  • Nettoyage des bottes et chaussures ainsi que des pneus de vélos en entrée et en sortie de l’activité en forêt.
  • Interdiction de divagation des chiens en forêt.

Rappel des principales mesures en vigueur depuis le 14 septembre 2018 en Meurthe-et-Moselle :

Mise en place d’une zone d’observation renforcée (ZOR) dans un périmètre de 50 communes. Une zone d’observation est également mise en place pour tout le reste du département.
  • Recensement de tous les détenteurs de porcs domestiques et de sangliers d’élevage ainsi que tous les parcs et enclos de chasse.
  • Suivi rapproché de tous les éleveurs situés en ZOR (obligation d’information des autorités en cas d’apparition de signes cliniques suspects, visite sous 7 jours de tous les élevages par la DDPP).
  • Renforcement des mesures de biosécurité (sas à l’entrée des exploitations, restrictions de circulation des véhicules et des personnes sur site, interdiction de nourrir les animaux avec des déchets de cuisine, mise en place de clôtures étanches interdisant le contact entre faune sauvage et animaux domestiques pour les élevages en plein air.
  • Interdiction de la chasse aux ongulés sur toute la ZOR.
  • Mise en place de patrouilles par les fédérations de chasseurs et l’ONCFS pour effectuer une recherche active des cadavres.
  • Prélèvement et analyse de tous les cadavres de sangliers découverts.

Au départ, les experts avaient estimé l’avancée de la maladie d'environ 1,2 km par mois.  Maintenant, ils la jugent à 3 kilomètres ce qui indique une forte accélération de l'épidémie. 
Regardez notre reportage ici

La peste porcine sur le site agriculture.gouv.fr 
La peste porcine sur le site de la préfecture de Meurthe-et-Moselle
La peste porcine sur le portail de la Wallonie
 

 

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