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Santé : les téléconsultations désormais remboursées par la sécurité sociale

Une dizaine de téléconsultations sont réalisées chaque semaine au CHU de Reims / © Julien Lanchas / France 3 Champagne-Ardenne
Une dizaine de téléconsultations sont réalisées chaque semaine au CHU de Reims / © Julien Lanchas / France 3 Champagne-Ardenne

Les consultations à distances sont désormais remboursées par la sécurité sociale. La mesure est entrée en application samedi dernier, et elle est censée lutter contre les déserts médicaux. Reportage au CHU de Reims, où le dispositif est testé depuis mars dernier.

Par FM avec Laurent Meney

Depuis son bureau situé au CHU de Reims, le docteur Laetitia Komri réalise une consultation devant son ordinateur. Ou plus précisément, une téléconsultation... Sa patiente Carmen se trouve à l'hôpital de Troyes.

Depuis mars dernier, les consultations à distance pour les greffés rénaux ont lieu chaque lundi Des consultations d'un nouveau genre qui se révèlent utiles pour répondre au manque de praticiens dans les petits hôpitaux, comme c'est souvent le cas des néphrologues. Les malades, pour certains réticents au départ, s'y sont plutôt bien mis, à l'image de Carmen : "Au début je n'étais pas trop pour, admet une patiente. Finalement, je me suis aperçu que le personnel était sympa et cela m'évite de me rendre à Reims."
 

Une infirmière sur place pour encadrer les patients


Grâce à ce dispositif, plus besoin de se déplacer. Les patients restés à Troyes sont mis dans les conditions d'une vraie consultation grâce aux moyens techniques performants. "Les infirmières sur place prennent la tension du patients et réalisent les analyses dont on a besoin. Avec les caméras qui sont de plus en plus performantes, on peut aussi zoomer sur les zones que l'on souhaite examiner", explique le docteur Komri, médecin et assistante service transplantation néphrologie.

L'infirmière qui accueille les malades à Troyes encadre la consultation et répond aussi aux éventuelles interrogations des patients. "Je rends la chose plus humaine, souligne Yolaine de Brito, infirmière coordinatrice de transplantation. Je suis là pour rassurer les patients ou répéter lorsqu'ils n'ont pas compris ce que leur dit le médecin."

Pour l'heure, seules 10 consultations vidéos par semaine sont réalisées au CHU de Reims dans le service néphrologie. Toutefois, ces consultations ne remplacent pas les rencontres régulières et de visu avec le médecin.
 

► Retrouvez le reportage de Laurent Meney et Julien Lanchas

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