• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Wittelsheim : le site de Stocamine bloqué par des opposants à l'enfouissement des déchets toxiques

Des membres du collectif Destocamine mobilisés mardi 12 février 2019 / © E. Kleinhoffer
Des membres du collectif Destocamine mobilisés mardi 12 février 2019 / © E. Kleinhoffer

Environ 150 personnes ont bloqué mardi l'accès au site de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin) pour protester contre la décision de l'Etat de maintenir définitivement enfouis plusieurs dizaines de milliers de tonnes de déchets industriels toxiques.

Par MC avec AFP

Ouvert en 1999 sur le site d'une ancienne mine de potasse à Wittelsheim, Stocamine devait accueillir 320.000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs (de classe 1 et 0), mais un incendie survenu en 2002 avait stoppé son activité. Le 21 janvier, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, avait décidé de renoncer à extraire plus de 40.000 tonnes de déchets industriels dangereux, enfouis à 500 mètres sous terre sur le site de stockage.
 
Cette annonce avait provoqué la colère de plusieurs élus alsaciens opposés à l'enfouissement définitif. Dans un communiqué diffusé fin janvier, ils ont invoqué "le principe de précaution" et réclamé une nouvelle fois leur extraction. "Le principe de précaution - qui a valeur constitutionnelle - (nous) oblige à maintenir la demande de déstockage des déchets dangereux", notamment en raison des risques de "pollution de la nappe phréatique d'Alsace", la plus grande d'Europe.

Jean Rottner, président de la région Grand-Est, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin et Yves Goepfert, maire de Wittelsheim et Antoine Homé, maire de Wittenheim, doivent être reçus ce mardi par le ministre pour une "réunion d'information" relative au site de stockage. Ce dernier indiquait il y a deux demaines que sa décision est irrévocable et qu'il recevrait les élus pour leur expliquer, et non pour négocier.
 

C'est dans ce contexte qu'environ 150 personnes, dont de nombreux membres du collectif Destocamine et des gilets jaunes, se sont mobilisées ce mardi matin pour bloquer le site de Wittelsheim, en soutien aux élus locaux. "L’Etat doit opter pour une solution sécurisée de stockage externe" martèle le collectif.
Mobilisation du collectif Destocamine le mardi 12 février / © E. Kleinhoffer
Mobilisation du collectif Destocamine le mardi 12 février / © E. Kleinhoffer

A lire aussi

Sur le même sujet

Interview du doyen de la faculté des sciences de Nancy

Les + Lus