Timothé, 12 ans et la boxe dans le sang

Publié le Mis à jour le
Écrit par Bastien Munch

Timothé, jeune Mosellan de 12 ans, originaire du Saulnois, a remporté dimanche 17 juin le titre de champion de France de muay-thaï, de la boxe thaïlandaise, au palais des sports d'Epinal. Un sésame de choix pour celui qui a commencé la discipline il y a 4 ans, pour canaliser son énergie.

La victoire était inattendue, voire inespérée. Mais Timothé l'a fait. A seulement 12 ans, le dimanche 17 juin 2018, il est devenu champion de France de muay-thaï, ou boxe thaïlandaise, avec son "petit" club de Château-Salins.



Déjà vice-champion de France l'an dernier, tout n'a pas été si simple pour le jeune originaire du Saulnois. "Il a arrêté la boxe pendant 9 mois, juste avant le championnat de France", raconte Pamela, sa mère.



"C'était trop compliqué de gérer les entraînements avec son entrée en sixième, il s'en est rendu compte tout seul."

La semaine avant le championnat, Timothé a beaucoup pleuré. Reprendre le rythme après des mois d'arrêt, c'était vraiment pas facile...

"Pour la reprise, je pensais le faire participer à quelques petits galas", affirme Dominique Chipon, le coach de Timothé et président du club de kick thaï boxing de Château-Salins.



"Je l'ai emmené à une compétition, il a gagné contre un des adversaires les plus forts. A partir de ce moment, je me suis dit que le championnat, c'était largement possible."



 

 

Canaliser son énergie

Voilà quatre ans que Timothé a commencé la boxe. "Il a toujours eu un comportement très impulsif, il avait besoin de canaliser son énergie", continue sa mère. "Il a essayé tous les autres sports, ça n'a jamais marché. Avec la boxe thaï, ça s'est fait naturellement et très rapidement."



C'est alors qu'il a commencé à se passionner pour ce sport, devenu le "défouloir" tant attendu par lui et sa mère.

Il a ça dans le sang.

Le jeune Timothé ne s'est donc plus arrêté. "Il a réussi à transformer cela en force, c'est vraiment impressionnant", confie Pamela, la mère du jeune champion.



"Même son niveau scolaire s'est amélioré, il a acquis une certaine maîtrise de soi. A l'école, il ne sort plus les poings pour un oui ou pour un non, il réfléchit et va en parler à un adulte avant de se bagarrer."

Rapidement, Timothé est passé à trois entraînements par semaine, d'une durée d'1h30 à 2h à chaque fois.



Mais, à son entrée au collège, ce rythme est vite devenu infernal. "Tous les soirs, en sortant du collège, je l'emmenais directement à Château-Salins. On était de retour à la maison vers 21h30, et Timothé se levait à 5h30 le lendemain. Heureusement qu'il arrivait à faire tous ses devoirs pendant les heures de permanence au collège."

 
 

Porté par son entourage

Depuis sa plus tendre enfance, le parcours de Timothé est jalonné de personnalités qui ont cru en lui. "Sa maîtresse de CM2 par exemple, elle l'a beaucoup porté."

Quand je l'ai appelée pour lui annoncer que Timothé était champion de France de muay-thaï, elle en a pleuré.

Son entraîneur, Dominique Chipon du club de Château-Salins, a aussi permis à Timothé de se dépasser. "Plus je l'entraînais, plus il développait une technique imparable et une gnaque impressionnante."

Quand j'ai vu comment il se débrouillait, je me suis dit : 'Celui-là, je ne le lâche pas!'

"C'est aussi grâce au soutien de Dominique que Timothé a acquis cette confiance en soi", enchaîne la mère.



Et son coach ne compte pas lâcher le jeune prodige de si tôt. "J'ai bien réfléchi. Je veux l'emmener au championnat du monde en Italie, l'an prochain." L'histoire ne fait que commencer.



 
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