Typhaine : 30 ans de prison pour Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot

Nicolas Willot et Anne-Sophie Faucheur, beau-père et mère de Typhaine. / © AFP / MAX PPP / Montage France Nord Pas-de-Calais
Nicolas Willot et Anne-Sophie Faucheur, beau-père et mère de Typhaine. / © AFP / MAX PPP / Montage France Nord Pas-de-Calais

Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot, mère et beau-père de Typhaine ont été reconnus coupables d'homicide volontaire et condamnés à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 20 ans. Ils étaient jugés depuis lundi pour le meurtre en juin 2009 de la fillette de 5 ans.

Par EM avec AFP

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Ce verdict est exactement conforme aux réquisitions de l'avocat général Luc Frémiot  contre la mère et le beau-père de Typhaine. Les deux condamnés ont dix jours pour faire appel. 

L'arrêt a été accueilli dans le silence à la fois par les accusés et par les membres de la famille du père de Typhaine, parties civiles, qui avaient tous revêtu un tee-shirt blanc à l'effigie de la fillette.

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Procès Typhaine : le verdict
Reportage de Jean-Louis Manand et Patrick Duluc.
Jugés depuis lundi, Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot avaient reconnu des violences répétées à l'encontre de cette enfant devenue leur souffre-douleur mais niaient avoir voulu la tuer. Ils encouraient la réclusion criminelle à perpétuité.

"Le bouc émissaire dont il faut se débarrasser"


L'avocat général avait estimé dans son réquisitoire qu'Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot étaient "indissolublement liés" après avoir signé "un pacte maudit pour la souffrance de cette gamine, le bouc émissaire dont il faut se débarrasser". La mort de l'enfant était "inévitable", avait-il martelé.

Selon Me Emmanuel Riglaire, son client Nicolas Willot n'avait pas "l'intention" de donner la mort à Typhaine. "Je vous demande de bien vouloir le condamner parce qu'il le dit, il en a besoin. (...) Mais je vous demande de faire justice", avait-il lancé aux jurés.

Une "sanction forte mais juste", c'est également ce qu'avait réclamé l'avocate d'Anne-Sophie Faucheur, Me Blandine Lejeune, qui a expliqué défendre "un monstre", mais que derrière cette monstruosité se cachait "un visage humain", "un coeur de femme".

Typhaine Taton. / © DR
Typhaine Taton. / © DR

 

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