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Drame d'Eperlecques : que s'est-il vraiment passé ? Deux avocats donnent leur version

Le lieu du drame à Eperlecques, le 29 avril dernier. / © MAXPPP
Le lieu du drame à Eperlecques, le 29 avril dernier. / © MAXPPP

Un mort, un blessé grave, un blessé léger, deux hommes mis en examen pour homicide et tentative d'homicide, quatre autres pour non-assistance à personne en danger et deux versions du drame. Que s'est-il passé vers 20h dimanche soir à Eperlecques ? 

Par France 3 Nord Pas-de-Calais web

"C'est l'instruction qui nous dira vraiment ce qui s'est passé", avait indiqué mardi le procureur de Boulogne-sur-mer, Jean-Philippe Joubert. Une petite phrase qui résume la complexité d'un dossier qui semble moins "évident" qu'aux premières heures. Les deux avocats des deux principaux mis en examen ont annoncé qu'ils allaient faire appel du placement en détention provisoire de leurs clients. Et ils contestent l'intention d'homicide.

Il a peur, il les percute, c’est un accident, ce n’est pas volontaire. Il n’a pas de mobile.


Ce mercredi, dans La Voix du Nord, l'avocat d'Huseyin T., conducteur soupçonné d'avoir renversé les deux frères Vandaele donnait sa version des faits : « Il y a une course-poursuite, mon client est pris dedans, il ne connaît pas les victimes, explique Frank Berton. Elles se garent, elles sont armées de barres de fer, deux témoins le confirment dans la procédure. Il a peur, il les percute, c’est un accident, ce n’est pas volontaire. Il n’a pas de mobile. »

C’est dans les films qu’on voit ça...


Huseyin ne voulait pas tuer : "C'est un acte totalement involontaire", résume Frank Berton. On est donc loin ici de la version avancée par Jérémy, l'homme qui accompagnait les deux frères Vandaele : « Ils sont arrivés là-bas en haut, à Éperlecques, on sortait de chez mon frère. La voiture est venue droit sur nous", a-t-il raconté à La Voix du Nord.

Il reconnaît par ailleurs qu'il est à l'origine d'un conflit avec l'un des mis en cause. Il aurait acheté un véhicule qu'il n'a pas fini de payer car il comportait un défaut (la vente date d'il y a six ans). Une altercation a eu lieu dimanche après-midi dans les rues de Saint-Omer. Il appelé les frères Vandaele pour qu'il "l'aident". Dans la "camp" d'en face, on a fait de même. Une course-poursuite semble avoir eu lieu mais qui poursuivait qui ? La suite, il ne la raconte pas vraiment en détails mais affirme que les voitures ont cherché à les toucher. « Si j’avais su que ça allait se passer comme ça, je n’aurais jamais appelé Damien et Romain. Je ne pouvais pas imaginer. C’est dans les films qu’on voit ça », conclut-il. 

Il était pourchassé par Jérémy.


L'avocate de David M., l’autre conducteur impliqué dans le drame d’Éperlecques (il a frôlé une des victimes avec sa Mini mais n'est pas le chauffeur qui a renversé Romain), conteste comme Frank Berton, cette version des faits : « Il était pourchassé par Jérémy », affirme-t-elle dans La Voix du Nord. Selon elle, les frères Vandaele et Jérémy étaient armés de pelles (retrouvées sur place) et se sont jetés sur la route. C'est là que "l'accident" aurait eu lieu.

Un course-poursuite/bagarre qui tourne mal ? Un conflit qui se termine en accident volontaire ? Involontaire ? L'instruction qui commence (et notamment l'expertise des véhicules : les coups sur la carrosserie sont-ils liés au choc ou à des coups de pelles ?) en dira plus dans les semaines qui viennent. 

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Drame d'Eperlecques : que s'est-il vraiment passé ?

 

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