Doudou de Mons, c'était aujourd'hui...

© OLIVIER PAPEGNIES / BELGA / AFP
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Cette fête populaire rassemble des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la ville. Avec des processions, des jeux et des animations tout le week-end. Et un temps fort le dimanche.

Par EP

La Ducasse de Mons, en Belgique rassemble autour de la Grand-Place de la ville, le dimanche de la Trinité, toute la région du Hainaut en Wallonie. Jusqu'à 100.000 personnes viennent pour l'événement comme c'était le cas en 2011.

L'événement débute le matin par le Jeu de Saint-Waudru pour se terminer vers midi par le Jeu de Saint-Georges.

Cette Ducasse, immense fête basée sur les traditions ancestrales, est reconnue comme chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'Unesco.

Chaque année, dans la vieille cité de Mons, toute la population vit dans une ambiance mêlant le religieux, l'histoire et le folklore avec deux moments forts, la Procession du Car d'Or dont l'origine remonte au XIVème siècle et le Combat dit "Lumeçon".

La Procession du Car d'Or et "le Lumeçon" sont les rendez-vous principaux du Doudou de Mons le dimanche de la Trinité

Tout aurait commencé par une épidémie de peste en 1348. Cette année là, une procession est organisée pour prier la sainte de la ville de protéger la population de l'épidémie. Depuis, ayant été exaucés, les Montois remercient la sainte par une procession tous les ans.

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Voir aussi :le site de l'office du tourisme de Mons

Le combat dit "Lumeçon" ou "Jeu de Saint-Georges".

Ce Combat de Saint-Georges contre le Dragon est bien plus qu'une simple bataille entre deux personnages.
Saint-Georges, symbolise le Bien, chargé de mettre hors d'état de nuire le Dragon, symbolisant le Mal, un monstre géant d'osier qui mesure une dizaine de mètres.

Tout le combat répond à une chorégraphie bien précise. Alors que Saint-Georges tourne dans l'arène dans le sens horaire, le dragon tourne dans le sens inverse.

Saint-Georges tente à plusieurs reprises de tuer la Bête à l'aide de lances et de deux tentatives infructueuses de coup de pistolet. Le saint finit par terrasser le dragon d'un troisième coup de pistolet.

Pendant toute la durée du combat, les porteurs du dragon font plonger la queue dans le public qui tente alors de s'emparer du crin qui la constitue et les rubans : ils sont censés porter bonheur pendant un an à celui qui le porte.

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