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Béthune : Dalongeville et ses co-accusés se renvoient la balle sur les voyages en avion-taxi

Premières tensions pour ce deuxième jour du procès Dalongeville à Béthune / © france3
Premières tensions pour ce deuxième jour du procès Dalongeville à Béthune / © france3

La deuxième journée du procès de Gérard Dalongeville et de ses 20 co-prévenus était consacrée aux fameux voyages effectués en avion-taxis en 2006. Les premières tensions sont apparues entre l'ancien maire d'Hénin-Beaumont et les autres prévenus, qui se renvoient la responsabilité des faits.

Par Myriam Schelcher

Une vingtaine de voyages en tout, effectués entre juillet et décembre 2006 en avion-taxis. Voilà ce qui a occupé la Cour du tribunal de Béthune, au  deuxième jour de ce procès Dalongeville, entouré sur le banc des accusés de vingt autres prévenus.
Les voyages en question représentent un total de 100 000 € de factures pour une ville d'Hénin-Beaumont déjà exangue au moment des faits.
La plupart d'entre eux avaient pour destination Dax ou Biarritz dans les Landes.  Il s'agissait apparemment de gérer la vente d'un immeuble en décrépitude appartenant à la commune du Bassin minier.


Des voyages dans le Sud Ouest et au Luxembourg 


D'autres voyages ont été effectués vers le Luxembourg, et là, les motifs sont plus flous. Guy Mollet, l'ancien homme d'affaires bien connu à Hénin-Beaumont, devait peut-être y trouver des investisseurs pour l'achat d'une autre propriété dans les Landes, ou alimenter des caisses noires destinées à financer la Fédération socialiste du Pas-de-Calais. C'est en tous cas la ligne de défense avancée par Gérard Dalongeville, qui essaie depuis le début de son procès d'orienter les débats vers une dimension supérieure, où lui ne serait que le pion d'une organisation toute puissante qui tirait les ficelles. 
A la Cour de démêler le vrai du faux, et cela ne va pas être facile d'y voir clair.


Trois protagonistes principaux qui nient chacun leur implication 


Tout au long de cette deuxième journée d'audience, les principaux protagonistes n'ont eu de cesse de se renvoyer la responsabilité des faits, tout en niant  leur propre implication.
Gérard Dalongeville, donc, selon la posture adoptée dès le début de son procès hier lundi, ne savait rien, n'était au courant de rien, faisait confiance à son premier adjoint et à ses autres collaborateurs. Il y a pourtant sa signature sur toutes ces factures.
Claude Chopin, son premier adjoint et délégué aux finances, répète à l'inverse que le maire Dalongeville était bien au courant  et que c'est lui même qui organisait ces voyages effectués par le troisième larron, Guy Mollet. Lequel n'est responsable de rien, cela va de soi.


Des chamailleries dignes d'une cour d'école selon le procureur 

Comme dans une cour d'école, la présidente a dû à plusieurs reprises demander le calme, et le procureur la fin des chamailleries.
Thomas Millot et Benoît Bugnicourt nous résument cette deuxième journée d'un procès qui va durer jusqu'au 14 juin.
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Deuxième jour du procès Dalongeville à Béthune
Gérard Dalongeville, 42 ans, maire d'Hénin,-Beaumont de 2001 à 2009, un temps sous l'étiquette socialiste, est jugé pour 18 détournements de fonds publics, 11 délits de favoritisme, 6 usages de faux et une corruption passive. Il encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.




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