Wasquehal : le maire Gérard Vignoble devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds

Gérard Vignoble, en 2011. / © AFP
Gérard Vignoble, en 2011. / © AFP

Le maire de Wasquehal (Nord), Gérard Vignoble (UDI), doit comparaître le 17 octobre devant le tribunal correctionnel de Lille pour détournement de fonds et détournement de biens, a indiqué ce mardi auprès du parquet de Lille.

Par AFP

Sur dénonciation de la chambre régionale des comptes, le parquet de Lille avait diligenté une enquête préliminaire confiée à la police judiciaire de Lille. Gérard Vignoble, maire depuis 1977 de cette commune située dans la métropole lilloise, avait été entendu sous le régime de la garde à vue le 25 octobre 2012. Il n'avait pas été mis en examen.

Il a été cité à comparaître devant le tribunal correctionnel, a dit le parquet. Celui-ci semble avoir estimé que l'enquête préliminaire avait suffi à établir les faits et n'a donc pas ouvert d'information judiciaire. Une élue d'opposition de Wasquehal avait déposé plainte en décembre 2011 contre le maire et certains élus auprès du procureur de la République à Lille, s'appuyant sur un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) dénonçant des "irrégularités" dans la gestion de la commune.

Désordres de gestion, irrégularités, dépenses de fonctionnement disproportionnées

"Je n'avais, jusqu'à présent, pas reçu le détail de ce qui m'était reproché. Assisté de mon avocat, je vais pouvoir désormais m'expliquer et démontrer que toutes les actions que j'ai accomplies l'ont été dans l'intérêt public de la ville de Wasquehal", a réagi le maire de Wasquehal dans un communiqué.

"Je répondrai à toutes les questions qui me seront posées avec la plus grande sincérité", ajoute l'élu. Le rapport de la CRC, portant sur la période 2006-2009, dénonçait "la situation financière très dégradée" de Wasquehal, et épinglait des "irrégularités" dues notamment, selon elle, à des "désordres de gestion" et des "dépenses de fonctionnement disproportionnées".

La Chambre des comptes mettait en avant "l'absence d'encadrement de plusieurs postes de dépenses", notamment pour les indemnités pour frais de représentation du maire, passés de 17.000 à 24.000 euros de 2006 à 2009, "souvent sans rapport avec ses fonctions, ni même avec l'intérêt communal".

Les magistrats évoquaient également le "laxisme" qui "préside au fonctionnement des régies de la ville". Ce manque de vigilance aurait notamment permis "le versement irrégulier de très nombreuses sommes en espèces au maire", qui ont eu "pour effet d'octroyer des avantages à un nombre limité de personnes".

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