Roms de Villeneuve d'Ascq : la mairie de Lille en veut à Manuel Valls et aux Verts

Une centaine de Roms sans caravane s'est retrouvée à la rue après l'évacuation du camp de Lille 1, le lundi 28 octobre / © Thomas Millot
Une centaine de Roms sans caravane s'est retrouvée à la rue après l'évacuation du camp de Lille 1, le lundi 28 octobre / © Thomas Millot

Les syndicats qui hébergent depuis lundi une centaine de Roms à la Bourse du travail de Lille étaient reçus ce mercredi après-midi en mairie de Lille, afin de trouver des solutions à ces familles qui sont sans abri depuis l'évacuation de leur camp lundi matin à Villeneuve d'Ascq. 

Par Thomas Millot

C'est accompagnés de nombreux Roms que les représentants syndicaux se sont rendus en Mairie de Lille mercredi après-midi, pour rencontre le premier adjoint au maire, Pierre de Saintignon. Ce dernier n'a pas pu apporter de solutions à ceux qui hébergent depuis deux jours une petite centaine de Roms, dans les locaux de la Bourse du travail à Fives. 

M. de Saintignon a précisé que Lille Métropole (communauté urbaine) prenait déjà en charge l'accueil de 1500 Roms sur son territoire, et qu'il revenait maintenant à l'Etat de gérer les autres populations. 

Le premier-adjoint à Martine Aubry en a profité pour dénoncer l'attitude des Verts qu'il accuse d'"instrumentaliser" la situation des Roms. Il s'en prend également directement au Ministre de l'Intérieur Manuel Valls qui a ordonné l'évacuation lundi matin (28 octobre) du camps de Lille 1 à Villeneuve d'ascq, sans apporter de solutions aux familles qui se retrouvent de ce fait à la rue. 

Écoutez ci-dessous l'interview de Pierre de Saintignon :

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Itw Pierre de Saintignon
D. Dumont

Les syndicats, qui disposent de locaux à l'actuelle Bourse du travail, située à Fives (quartier est de Lille), ont proposé mardi soir aux Roms de les héberger dans une salle polyvalente de la Bourse du travail "juste pour cette nuit" (de mardi à mercredi). Il semblerait que les familles passent à nouveau la nuit à cet endroit ce mercredi soir. 

Roumains pour la plupart, ces Roms parmi lesquels des nourrissons, une quarantaine de jeunes enfants souvent scolarisés, des femmes enceintes et des personnes âgées et malades s'entassaient mardi dans deux salles du syndicat Sud-Solidaires après y avoir passé la nuit de lundi.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA en avaient appelé à l'Etat mardi matin pour trouver un hébergement plus durable... Sans réponse.







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