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Redoine Faïd : les révélations de “Libération” sur la fuite de l'ennemi public numéro 1

Le journal "Libération" révèle par le menu les circonstances de l'évasion puis de la fuite de Redoïne Faïd, entre avril et mai 2013 / © Libération
Le journal "Libération" révèle par le menu les circonstances de l'évasion puis de la fuite de Redoïne Faïd, entre avril et mai 2013 / © Libération

Dans son édition de jeudi 1er novembre, le journal "Libération" révèle les circonstances précises de l'évasion puis de la fuite de Redoine Faïd. 47 jours de cavale racontés par le menu, jusqu'à l'arrestation du nouvel ennemi public le 29 mai, dans un hôtel de Pontault-Combault en région parisienne.

Par Myriam Schelcher

"24 minutes chrono, la belle de Redoine Faïd", c'est par ce titre que "Libération" publie ce vendredi matin le récit par le menu de la spectaculaire évasion de  Redoine Faïd, le 13 avril dernier de la prison de Sequedin dans le Nord. Après la diffusion la semaine passée des images de vidéosurveillance de la maison d'arrêt de Sequedin, par M6 et TF1, le quotidien se défend de toute surenchère.


Un "détenu particulièrement signalé" qui s'évade en 24 minutes chrono


Mais il pointe les dysfonctionnements du système carcéral, qui a permis à un DPS, un "détenu particulièrement signalé", donc en théorie plus surveillé que les autres, de s'évader d'une maison d'arrêt ouverte en 2005, et appartenant donc à cette nouvelle génération d'établissements ultrasécurisés.
"Libération" choisit de dévoiler l'intégralité de l'enquête, et relate étape par étape les 24 minutes qui ont suffit à Redoine Faïd pour sortir de la maison d'arrêt de Sequedin


Détenu modèle depuis son arrivée à Sequedin en novembre 2012


Le  DPS Redoine Faïd fait l'objet d'une fiche quotidienne sur son comportement. Rien à signaler ce matin du 13 avril, lorsque le surveillant du bâtiment B va le voir dans sa cellule à 7h00. 

Le numéro d'écrou 22679 s'avère "non revendicatif, calme, très discret et courtois, d'humeur égale" depuis son arrivée le 26 novembre 2012.







8h11, Redoine Faïd sort de sa cellule pour aller au parloir, un "sac de linge sale" à la main, croit un surveillant. 
A 8h30, alors que la lieutenante Anne M s'apprête à dispatcher les détenus vers les différentes cabines, "Faïd lui met un pistolet Walter 9 mm derrière la tête et la prend en otage, puis trois autres surveillants.", raconte "Libé".


Les quatre otages utilisés comme boucliers humains


Le journal  poursuit ensuite le récit de cette évasion aussi spectaculaire que rapide. 8h29, explosion de la porte, puis avancée dans un espace vert avec "les 4 otages qui servent de boucliers humains face aux miradors", selon le procès verbal de la police judiciaire de Lille.
Le fugitif oblige ensuite l'un de ses otages à se déshabiller pour lui donner son uniforme. 

C'est déguisé en maton que Faïd sort de la prison par le portail sud à 8h54 avec ses quatre otages, qu'il relâchera au fil de sa fuite".







"Libération" fait état des complicités dont aurait bénéficié Redoine Faïd, parmi ses co-détenus et à l'extérieur de la maison d'arrêt.
Avec la même profusion de détails, le quotidien raconte aussi les 47 jours de cavale, jusqu'à son arrestation au petit matin du 29 mai, dans un hôtel bas de gamme de Pontault-Combault en région parisienne.


Le fugitif comptait gagner Tel Aviv en Israël


Il a tenu un peu plus de six semaines.  "Six semaines d'un défi surréaliste lancé à la police européenne par Redoine Faïd et Hassan B, son homme de paille", écrit Libé.  Au fil du récit, le quotidien dévoile plusieurs extraits du procès verbal de ce complice qui va partager le quotidien du fugitif pendant les 47 jours de cavale, sans connaître son identité jusqu'au jour de l'arrestation.
Jamais redoine Faïd n'a eu l'intention de fuir en Belgique ou au Luxembourg, comme le supputaient les enquêteurs.
Le nouvel ennemi public numéro 1 comptait en réalité s'établir à Tel Aviv, en Israël, pays qui n'a pas de convention d'extradition avec la France. Il se serait rendu à Pontault-Combault afin d'acquérir un faut passeport de l'Etat hébreu. Ce serait lors de la transaction, réalisée avec un indic, que les policiers ont pu retrouver sa trace, grâce à un bornage téléphonique. 

Dans son éditorial, François Sergent résume ainsi la folle entreprise du braqueur.

Il tentait de vivre sa vie comme un film, se voyant comme un bandit de cinéma (...) Mais Redoïne Faïd n'a rien d'un Robin des Bois ni d'un bandit au grand coeur (...) Après son évasion violente, Redoine, desesperado de 40 ans, est reparti pour de très longues années de prison. Très loin du cinéma qu'il se faisait."

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