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La Redoute : Martine Aubry fait le point à l'issue de son entretien avec François-Henri Pinault

Martine Aubry, à Paris ce mardi 12 novembre, à la sortie de l'immeuble du groupe Kering, où elle vient de rencontrer François-Henri Pinault / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Martine Aubry, à Paris ce mardi 12 novembre, à la sortie de l'immeuble du groupe Kering, où elle vient de rencontrer François-Henri Pinault / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'agenda chargé de Martine Aubry aujourd'hui à Paris... Un déjeuner qui aurait dû rester secret avec François Hollande et un rendez-vous avec le patron de la Redoute.

Par AFP

La maire socialiste de Lille Martine Aubry a appelé mardi le groupe de luxe et de distribution Kering (ex-PPR) à prendre "sa responsabilité" dans la vente de sa filiale de distribution La Redoute, à l'issue d'un entretien avec son patron François-Henri Pinault à Paris. Kering a pour sa part assuré qu'il déciderait en fonction du "mieux-disant" pour les salariés de La Redoute.

Martine Aubry à l'issue de sa rencontre avec François-Henri Pinault



"Il faudra que Kering prenne sa responsabilité par rapport à La Redoute, bastion historique qui a permis d'asseoir ce grand groupe de luxe", a déclaré Mme Aubry à la sortie d'un entretien de près de deux heures, au siège de Kering.

"Le président Pinault nous a dit clairement : La Redoute a un savoir-faire qui permet sa pérennité et son avenir industriel", a-t-elle indiqué.
"Il a dit : je choisirai le repreneur en fonction de cette pérennité, de la solidité industrielle et des effets sur l'emploi"
, un message que "nous entendons", a-t-elle noté devant la presse.

"Mais, pour nous, l'essentiel c'est que La Redoute continue à vivre dans toutes ses fonctions : le marketing, le commercial mais aussi l'informatique et la logistique, notamment sur les sites de la Martinoire à Wattrelos", a ajouté Mme Aubry.

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Martine Aubry rencontre le président de Kering


Elle a rappelé que Kering comptait co-financer une partie des investissements nécessaires pour transformer La Redoute.

La question du plan social qui s'esquisse chez le vépéciste n'a pas été évoquée lors de l'entretien: "Nous n'avons pas souhaité parler de plan social car nous considérons que nous sommes avant la cession", a dit Mme Aubry.

Mais, a-t-elle ajouté, "les salariés, avant de rentrer dans un plan social, doivent être convaincus que ce projet ait une pérennité". Le délégué CGT de La Redoute, Fabrice Peeters, a souligné pour sa part que les salariés attendaient "le maximum de garanties pour tous". "On ne veut pas que lors
de cette cession, la saignée continue"
, a-t-il ajouté, alors que la société a connu plusieurs plans sociaux douloureux ces dernières années.

Selon M. Peeters, des assemblées générales sont prévues mercredi et jeudi à la La Martinoire et au siège de La Redoute à Roubaix pour décider des futures actions à mener. Une manifestation à Paris serait à l'étude, après celle de Lille jeudi dernier.

Alors que Mme Aubry avait dénoncé début novembre "l'attitude irresponsable" de Kering dans ce dossier, Kering a contesté cette vision dans un
communiqué mardi soir. "Le principe de la cession de Redcats, maison mère de La Redoute, a été rendu public dès 2009", a dit Kering, en soulignant avoir tenu informés les représentants du personnel de La Redoute "depuis juin 2013 du calendrier et des modalités de la cession".

Le groupe a souligné que M. Pinault, face à Mme Aubry, avait "réaffirmé fortement" l'avenir de La Redoute et s'était dit "déterminé à lui donner toutes ses chances". Kering choisira le repreneur "qui proposera le projet industriel le plus solide pour l'entreprise et le mieux disant pour les salariés", avec comme priorité de "minimiser l'impact sur l'emploi", selon le communiqué.

"Cinq réunions de travail se sont déjà tenues" avec les représentants du personnel, "en-dehors de toute obligation légale, pour échanger sur l'avancement du processus de cession et sur le niveau des mesures d'accompagnement social et financières que Kering serait prêt à garantir dans le cadre du projet industriel du repreneur", a par ailleurs indiqué Kering.

Le groupe a redit avoir investi 400 millions d'euros dans sa filiale depuis 2008, ce qu'avait mis en doute ouvertement Mme Aubry, estimant que cela restait "à vérifier".



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