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Procès en appel de l'isarien Stéphane Moitoiret devant les assises du Rhône

© France 3 Picardie
© France 3 Picardie

Stéphane Moitoiret et son ex-compagne Noëlla Hégo, comparaissent en appel pour le meurtre en 2008 du petit Valentin, 10 ans, tué de 44 coups de couteaux dans l'Ain. L'homme, originaire de Pont-Ste-Maxence (60), avait été condamné à la perpétuité. Sa santé mentale sera au coeur de ce nouveau procès.

Par Jennifer Alberts avec France 3 Rhône-Alpes

Un meurtre d'une violence inouïe


Le 29 juillet 2008, le corps de Valentin Crémault, un petit isérois de 10 ans, était découvert, lardé de 44 coups de couteau, dans une rue de Lagnieu, dans l'Ain, où il était parti faire du vélo en fin de soirée, alors qu'il séjournait chez un ami de la famille.

Rapidement, l'enquête s'était concentrée sur ce couple de marginaux qui errait en France et en Italie depuis 25 ans: la nuit des faits, Stéphane Moitoiret et sa compagne étaient hébergés dans le village voisin de Saint-Sorlin.

Les 2 suspects, qualifié d'"illuminés", avaient été confondus par la présence du sang de Valentin dans leur logement.

Lors du procès en première instance, les 2 accusés avaient nié les faits. Un procès marqué par une bataille d'experts psychiatriques quant à leur santé mentale et leur responsabilité pénale: plusieurs psychiatres ont diagnostiqué une schizophrénie chez Stéphane Moitoiret.

Ces débats n'avaient pas convaincu les jurés qui n'ont pas hésité entre la prison et l'internement: le 15 décembre 2011, Stéphane Moitoiret, originaire de Pont Sainte Maxence dans l'Oise, avait été reconnu coupable et condamné à la perpétuité par les assises de l'Ain pour assassinat accompagné d'actes de tortures et de barbarie.
Sa compagne Noëlla Hégo, plus âgée que lui de 10 ans, avait écopé de 18 années de réclusion pour complicité d'assassinat et actes de barbarie.

Schizophrène ou pas ?

La santé mentale des 2 accusés sera encore une fois au coeur de ce procès en appel.

"On a condamné à perpétuité un handicapé mental, dont quatre psychiatres de renom avaient considéré que son discernement était totalement aboli au moment des faits", avait déploré après le verdict de 2011 Me Hubert Delarue, l'un des conseils de Moitoiret.

L'avocat amiénois de ce nouveau procès "que soit reconnue l'abolition de son discernement pour qu'il échappe à la justice pénale et soit pris en charge médicalement".  Le psychiatre qui suit Stéphane Moitoiret depuis 5 ans devrait témoigner.

En première instance, Noëlla Hégo qui se considère comme "l'incarnation de Dieu sur Terre" et se faisait appeler "Sa Majesté", avait assuré que Moitoiret était "possédé" et que la nuit du drame, après une dispute, il était rentré avec du sang sur ses vêtements et des coupures aux mains, avouant avoir tué l'enfant. Ce qu'il nie depuis, attribuant le meurtre à un "clone".

Tous deux seront également rejugés pour la "tentative d'enlèvement" d'un garçonnet de 5 ans, également prénommé Valentin, en août 2006 dans la Vienne, en qui ils disaient voir "l'élu qui devait changer le monde".

Ecroué à Lyon-Corbas, Stéphane Moitoiret est toujours sous traitement neuroleptique, mais "semble beaucoup plus présent qu'à Bourg-en Bresse où il était totalement absent".
Le verdict est attendu le 22 novembre.

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