La Redoute : l'accord sur les mesures sociales a été signé, annonce la direction

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Écrit par Yann Fossurier

La direction de La Redoute a confirmé ce lundi que l’accord sur le socle des mesures sociales lié au projet de cession de l'entreprise a été signé par la CFE-CGC et la CFDT. La CGT, elle, s'y est refusé.

"Cette signature constitue une étape importante pour assurer l’avenir de La Redoute et poursuivre sa transformation, sur la base d’un projet commercial ambitieux, d’un outil logistique moderne et d’une plateforme web solide", se félicite ce lundi soir la direction de La Redoute dans un communiqué.

Cet accord valide les mesures sociales arrêtées le 17 mars dans le cadre du plan de cession de l'entreprise à Nathalie Balla (PDG de La Redoute depuis 2009) et Eric Courteille, qui prévoient qui 1 178 suppressions d'emplois. "Les préretraites pourraient couvrir la moitié des suppressions de postes prévues, les départs volontaires sont assortis d’indemnités et d’un accompagnement de très bon niveau, dans l’objectif de limiter au plus strict minimum les départs contraints à l’horizon 2017", assure la direction de La Redoute dans son communiqué.
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La Redoute : le dénouement

"La décision de la raison", selon la CFDT


Le groupe Kering (ex-Pinault Printemps La Redoute), actionnaire sortant de l'entreprise de vente par correspondance, avait mis la pression sur les syndicats ces derniers jours pour parvenir à cet accord, fixant un ultimatum ce lundi 24 mars à 19h. La CFE-CGC a été la première à le signer jeudi dernier, suivie ce lundi à la dernière minute par la CFDT​, contre l'avis d'une partie de sa base. "Nous sommes dans une problématique de dépôt de bilan, c'est la décision de la raison", s'est justifié Jean-Claude Blanquart, délégué syndical CFDT. "Je suis conscient que la décision qui a été prise est difficile, qu'on aura certainement beaucoup de salariés mécontents". La CGT, elle, a refusé de signer.

Selon la direction de La Redoute, le financement de des mesures sociales, assuré par Kering, "représente une enveloppe budgétaire de 180 millions d’euros, sécurisés dans une fiducie destinée exclusivement à couvrir ces engagements sociaux". "La cession de La Redoute sera effective après recueil de l’avis du Comité d’Entreprise", a-t-elle ajouté. "Kering mettra alors à disposition de La Redoute, comme il s’y était engagé, les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la modernisation de l’entreprise. 315 millions d’euros seront versés à cet effet le jour de la cession".