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VAFC : un chant du cygne prévisible

Kenny Lala, à terre après la défaite sur la pelouse de Guingamp / © MAXPPP
Kenny Lala, à terre après la défaite sur la pelouse de Guingamp / © MAXPPP

Valenciennes, dont la rétrogradation en Ligue 2 est quasi inéluctable après la défaite samedi à Guingamp (1-0), s'explique par une conjonction de facteurs nettement identifiables, comme ce Mercato de l'été dernier aux allures de saignée, une certaine fébrilité ou un manque d'implication des joueurs.

Par avec AFP

Dix-neuvième avec neuf points de retard et une différence de buts défavorable à trois journées du terme, Valenciennes a mal engagé sa saison, fréquentant la zone de relégation dès la 5e journée.

Le club nordiste ne s'est jamais remis de son mercato 2013, qui a vu les départs d'Isimat-Mirin, Bong, Gomis, Sanchez, Danic ou encore Aboubakar. Dès septembre 2013, Daniel Sanchez, l'ancien entraîneur, expliquait: "J'aurais aimé une vraie plus-value. Là, on a remplacé quantitativement nos départs..."

Passée une victoire inaugurale en L1 (3-0 contre Toulouse), les sept défaites consécutives suivies d'un match nul avaient eu raison de l'entraîneur valenciennois, écarté début octobre 2013.

Une lueur, puis la chute

Son successeur, le Belge Ariel Jacobs, habitué de la coupe d'Europe comme des missions de sauvetage, a fait son petit effet. Plus à l'aise à l'extérieur, le VAFC, alors lanterne rouge, a relevé la tête, et même repris espoir juste avant les fêtes avec une victoire inattendue sur la pelouse de Monaco (1-2, 19e journée).

Espoir conforté par l'arrivée de deux renforts au mercato hivernal, le défenseur Carl Medjani et l'attaquant Majeed Waris, à l'efficacité redoutable (9 buts en 14 matchs depuis janvier). 

Mais à chaque fois que le VAFC a eu l'occasion de sortir de la zone rouge, comme lorsqu'il a mené avant d'être repris ou dépassé par ses concurrents directs Sochaux (2-2) en février, et Ajaccio (2-3), en mars, il s'est loupé.

Avenir incertain 

Et l'implication de ses joueurs a parfois été remise en cause. "Ce n'est pas évident de trouver comment les motiver, expliquait Jacobs début avril. Le message, c'est qu'ils jouent avant tout pour eux et pour leur club. J'essaye d'inculquer ça à des joueurs qui pourraient ne plus se sentir concernés...". Un message dur à faire passer quand la moitié de l'effectif est en fin de contrat cet été.

Le baroud d'honneur valenciennois, sa victoire arrachée à Evian lors de la 29e journée (0-1), aura été le dernier rayon de soleil d'une saison valenciennoise bien terne. Depuis sa victoire en Savoie, Valenciennes, trop inconstant et fébrile, n'a plus réussi à s'imposer (1 nul, 5 défaites).

Reste donc à finir la saison, avec deux matchs à domicile où il faudra faire bonne figure devant des supporteurs déjà excédés il y a tout juste une semaine après la claque reçue face à Nantes (6-2).

Et ensuite à reconstruire, aussi bien sur le terrain, qu'en coulisses. Dans l'attente d'une conférence de presse qu'il doit tenir dans les jours à venir, le président Jean-Raymond Legrand a entretenu le mystère sur l'avenir du VAFC, qu'il se fasse avec ou sans lui.

"Je suis en train de chercher des solutions pour pouvoir redémarrer en Ligue 2", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui, il ne faut pas être inquiet pour Valenciennes.
Mais demain, je dirai peut-être oui
."

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