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Belgique : 14 400 watts de musique pour déloger un camp de gens du voyage !

© RTBF
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Ce n'est pas une blague belge. Dans le Brabant Flamand, les autorités de Landen ont mis en route 14 400 watts de musique à 9 heures du matin pour déloger un camp illégal de gens du voyage.

Par Avec AFP

La petite ville belge de Landen, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Bruxelles, a tenté mercredi de déloger un groupe de gens du voyage en diffusant de la musique techno à haut volume sur le terrain qu'ils occupent depuis trois jours, rapporte la presse locale (video). huit bafles immenses installées à l'arrière d'un camion ont ainsi réveillé les gens du voyage installés illégalement.

Une trentaine de caravanes se sont installées dimanche soir sur un terrain industriel de la ville flamande, sans avoir obtenu l'accord du propriétaire du terrain ni celui de la commune, selon l'agence Belga. A l'issue de pourparlers avec les autorités locales, les représentants du groupe avaient convenu qu'ils quitteraient les lieux mardi matin, avant de reporter leur départ à vendredi, selon la même source.

Le bourgmestre (maire) de Landen, le socialiste Gino Debroux, a alors fait installer une sono d'une capacité de 14.400 watts et fait appel à un DJ local.
Mercredi matin, de la musique "techno" a été diffusée à plein volume, selon une vidéo visible sur le site du journal local, Het Belang van Limburg. Avec un succès relatif, puisqu'on peut y voir une fillette d'une dizaine d'années se trémousser au son de la musique, au milieu des caravanes.

Entre-temps, les négociations avec la police ont repris et la musique a été interrompue, les gens du voyage s'étant dit "disposés à lever le camp", a déclaré Gino Debroux. L'initiative du maire a été critiquée jusqu'au sein de son propre parti. "Pas OK, ce qui se passe à Landen. Pas OK du tout", a réagi sur son compte Twitter la ministre régionale flamande chargée du Logement, la socialiste Freya Van den Bossche.

L'initiative du bourgmestre aurait suscité des réactions mitigées au sein de son propre parti, le SP.a (Socialistische Partij Anders) Bruno Tobback, président du parti flamand SP.a a fait savoir que "cette histoire est allée bien trop loin". "Nous regrettons qu’il y ait eu des actions et des mots durs. Ce n’est pas ainsi que nous gérons les choses". 

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