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Handball : Dunkerque (USDK), le champion attendu au tournant

L'USDk, club de handball de Dunkerque, champion de France sortant, opposé ce jeudi à Cesson-Rennes pour sa reprise en D1, sera attendu de toutes parts au cours d'une saison qu'il attaquera avec un effectif limité.
Les joueurs de l'USDK en mars 2014.
Les joueurs de l'USDK en mars 2014. © AFP
En 2013-2014, l'équipe de Patrick Cazal avait déjoué les pronostics en détrônant le PSG, archi-favori, pour décrocher ainsi le premier sacre national de son histoire. Si, au regard de ses moyens financiers et de son effectif sans vedettes, sa réussite a pu étonner, elle n'avait rien d'une surprise sur le terrain où les Nordistes ont prouvé que les valeurs de solidarité et de combativité pouvaient combler les écarts de richesse.

Avec un budget trois fois inférieur à celui du club de la capitale (4,6 M EUR contre 13,5 M EUR en 2013-2014), l'USDK a tout simplement joué le remake de David contre Goliath. "A Dunkerque, il n'y a pas de stars. La vedette c'est l'équipe", se plaisait à répéter le président Jean-Pierre Vandaele après le triomphe de ses joueurs.

Le PSG archi-favori

Sous la houlette de son entraîneur, l'ancien "Barjot" Patrick Cazal, l'USDK a gravi les échelons un par un, remportant tous les titres hexagonaux: une Coupe de France en 2011 (il était alors l'adjoint de Yerime Sylla), le Trophée des champions 2012, la Coupe de la Ligue en 2013 et le titre suprême au printemps dernier. Le club voudrait encore grandir, mais a-t-il les armes pour rester au sommet cette saison? Jean-Pierre Vandaele le reconnaît lui-même: "On aimerait bien recommencer, mais cela va être très difficile."

Le PSG, qui a encore augmenté son budget (passé à 14,76 M EUR), semble bien mieux paré pour le titre avec ses stars étrangères ayant plus d'expérience en commun et son noyau "Bleu" renforcé avec les arrivées de Thierry Omeyer, Xavier Barachet et William Accambray.

Les Dunkerquois ont déjà perdu, lourdement, leur premier duel de la saison avec le rival parisien (34-23), le week-end dernier en finale du Trophée des champions, où les absences (Grocaut, Soudry blessés) se sont fait cruellement ressentir. Limité dans ses rotations, le collectif nordiste a explosé en deuxième mi-temps face à un adversaire au banc bien garni.

Un banc limité

Le banc, c'est justement ce qui risque de les affaiblir cette saison. Car l'USDK ne s'est pas vraiment renforcé. Elle a perdu trois joueurs importants, les arrières Erwan Siakam (Créteil), Espen Lie Hansen (Magdebourg/GER) et l'ailier Guillaume Joli (Wetzlar/GER) et enregistré deux arrivées seulement: le jeune Polonais Pawel Paczkowski, prêté par Kielce, et l'international monténégrin Zarko Pejovic.

Pour ne rien arranger, le club nordiste va devoir s'armer de patience pour bénéficier d'une nouvelle salle, le projet d'un équipement de 6.000 places ayant été abandonné par la nouvelle majorité municipale, élue en mars.

"Du coup, nous jouerons la Ligue des champions dans l'une des plus petites salles d'Europe", se plaint Jean-Pierre Vandaele en évoquant l'étroitesse de la salle Dewerdt, qui ne peut accueillir plus de 2.500 spectateurs. Le budget n'a pas non plus augmenté. "Il faut être réaliste. Si on arrive à décrocher une place européenne et à gagner une Coupe, ce sera une belle performance, compte tenu de la concurrence accrue cette saison", conclut le pivot Mohamed Mokrani.
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